Ambroise Rendu.
Sa biographie :
Administrateur de l'Instruction publique, pédagogue et traducteur français né le 25 octobre 1778 à Paris, Ambroise Rendu est décédé le 12 mars 1860 dans sa ville natale. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 50 citations de Ambroise Rendu :
L'homme de bien n'est pas celui qui ne fait pas le mal, mais celui qui ne veut pas le faire.
Il n'est rien que ne surmonte un travail opiniâtre, une attention sérieuse, un zèle soutenu.
Si le serment vous est demandé, vous le prêterez légitimement pour deux causes : ou pour vous délivrer d'une accusation honteuse, ou pour tirer vos amis de péril ; mais dans une question d'argent, eussiez-vous la vérité pour vous, n'attestez point la Divinité.
Souvenons-nous que nous devons la justice à tous, et même aux derniers des hommes. Les derniers des hommes, ce sont les esclaves : nous leur devons, comme à tous les mercenaires, le juste salaire de leur travail.
Que la foule des ingrats ne ralentisse pas votre zèle à faire du bien, de même que le sacrilège et l'ingratitude n'empêchent pas Dieu de continuer les effusions de sa bonté ; suivons ce guide immortel, autant que le comporte l'infirmité humaine. Continuons à répandre des bienfaits, lors même qu'il n'y a aucun espoir de trouver des cœurs reconnaissants. Ne vous relâchez point, achevez votre œuvre, remplissez tout entier votre rôle d'homme de bien : aidez les uns de votre fortune, les autres de votre constance, celui-ci de votre crédit, celui-là de vos conseils, d'autres enfin de vos instructions.
Un étranger arrive dans la ville où nous habitons et il doit repartir aussitôt : nous l'assistons dans sa détresse ; puis il part sachant à peine qui l'a secouru, et, ne devant plus jamais revenir parmi nous, il nous délègue pour débiteur Dieu même, qu'il prie d'acquitter sa reconnaissance : nous goûtons, en attendant, le plaisir d'un service pur de tout intérêt.
Donner vite, c'est donner deux fois.
La bonté dans les riches et les puissants est comme un asile universel.
Un ami est une chose rare, qui manque là surtout où elle semble abonder. Ce ne sont point des amis, ceux qui viennent en foule assiéger la porte des rois et des grands. Les palais riches sont pleins d'hommes, vides d'amis.
De toutes les choses humaines, l'amitié est la seule dont l'utilité soit universellement reconnue. Les richesses sont méprisées par ceux qui se plaisent à une vie simple et frugale ; les honneurs, si passionnément recherchés par la plupart des hommes, sont dédaignés par d'autres comme ce qu'il y a de plus frivole ; et il en est de même de tout le reste, les uns foulent aux pieds ce que les autres admirent ; mais sur l'amitié, tous sont d'accord : La vie n'est rien sans l'amitié.
L'amitié n'est possible qu'entre des hommes vertueux. La vertu contient naturellement et engendre l'amitié ; l'amitié ne peut exister sans la vertu : oui, c'est la vertu, la seule vertu, qui fait et qui conserve les amitiés. Nous voyons quelquefois les méchants désirer les mêmes choses, haïr les mêmes choses, craindre les mêmes choses ; mais ce qui s'appelle amitié parmi les bons, est faction parmi les méchants.
Montrez-vous, à l'égard de vos parents, tel que vous souhaiteriez que vos enfants fussent envers vous.
Nous devons aimer d'un amour bien tendre ceux qui nous ont donné la vie.
Qui méprise la gloire aura la vraie gloire.
La justice est la maîtresse et la reine de toutes les vertus, elle brille d'un admirable éclat ; c'est d'elle que les hommes de bien tirent leur véritable nom.
Si vous désirez une bonne renommée, apprenez à bien dire et à bien faire, c'est ainsi qu'on y arrive.
La mauvaise conscience, même dans la solitude, est inquiète et agitée ; la bonne conscience appelle tous les regards. Si vos actions sont honnêtes, qu'elles soient connues de tous ; si elles sont honteuses, que vous importe que personne ne les connaisse, puisque vous les connaissez ? Oh ! que vous êtes à plaindre si vous méprisez ce témoin-là !
J'estime par-dessus tout le bien qui se fait sans ostentation et sans témoins.
Gémir est permis à un homme ; se lamenter n'est pas permis, même à une femme.
L'important n'est pas de vivre longtemps, mais de bien vivre.
Ce qui est bon, ce n'est pas de vivre, c'est de bien vivre. Ne nous inquiétons pas si nous vivrons longtemps, mais faisons en sorte de vivre pleinement notre vie, de vivre bien.
La plupart des hommes se plaignent de la nature qui a resserré la vie dans de si étroites limites. Mais loin d'être pauvres de temps, nous en sommes prodigues ; nous ne l'employons pas en choses vraiment utiles, nous le laissons s'écouler dans le luxe et l'indolence. De même que de grands trésors se dissipent en un moment, dès qu'ils tombent en partage à un mauvais maître, tandis que des biens modiques suffisent et s'accroissent entre les mains d'un homme sage, ainsi la vie : elle est longue si vous savez en user ; et ceux-là seuls savent en user, qui cultivent la sagesse.
Un peu plus tôt, un peu plus tard, nous nous hâtons vers notre commune demeure : nous y courons tous ; la mort nous y appelle tous sous ses dures lois.
La mort est nécessaire, ne la craignons pas ; l'heure est incertaine, attendons-la à tout instant.
Toute la vie n'est que la route vers la mort.
L'homme est prêté à la vie, il ne lui est pas donné.
En toutes choses considérez la fin, et vous vous garderez du superflu.
La fréquentation continuelle des hommes nous est ennemie ; chacun d'eux nous imprime ou nous vante quelque vice, et le danger croit en raison de la multitude.
Il faut s'abstenir de pécher, non par crainte, mais par devoir.
N'appelons point juste celui qui ne commet point d'injustice, mais celui qui, pouvant en commettre impunément, s'abstient parce qu'il veut s'abstenir.
Désirer l'adultère, c'est être adultère.
L'action révèle la méchanceté, elle ne la commence pas.
Le brigand, avant de souiller sa main, est déjà brigand.
Montrez-vous fort et plein de cœur au milieu des revers, ils n'ébranlent que les faibles.
L'étude est merveilleusement propre à rehausser la prospérité, comme à atténuer le malheur. Elle est tout à la fois et le plus bel ornement et la plus grande consolation de l'homme.
Voulez-vous que Dieu vous soit propice, soyez bon ; l'imiter, c'est l'honorer.
Dieu regarde, non les mains pleines, mais les mains pures.
Un homme de bien a un profond respect pour Dieu : c'est pourquoi il supporte avec fermeté tous les accidents qui lui surviennent, sachant que cela arrive par la volonté divine qui dirige toutes choses ici-bas.
Toute la loi du devoir, toute la science de la morale, toute la règle de la vie est pour chacun de nous dans la réponse que nous nous faisons à nous-mêmes sur ces deux points : Qui suis-je ? Ou vais-je ?
Les larmes qui se répandent avec les paroles ajoutent beaucoup à leur force ; et quelquefois peuvent y suppléer, car elles ont le poids de la voix.
Excités par l'exemple de ceux qui ont affronté la mort avec courage, cessons de la craindre. Car, puisque ce jour suprême n'entraîne point l'extinction de notre âme, mais un simple changement de lieu, qu'y a-t-il de plus désirable ? Si donc il survient quelque événement par lequel Dieu nous annonce que nous devons sortir de la vie, joyeux et reconnaissants, hâtons-nous d'obéir : pensons que nous sommes délivrés de prison et soulagés de nos chaînes, pour retourner à notre éternelle et véritable demeure. Regardons la mort comme un port et un asile.
Abstenez-vous du serment, toujours, s'il est possible, ou, du moins, toutes les fois que vous le pourrez. Car le propre du serment est d'invoquer Dieu comme témoin de vos paroles ; et dès lors il répugne à la piété et à la religion d'appeler la majesté divine en témoignage pour les choses humaines, la plupart si petites et si viles.
Jurer sans nécessité n'est point d'un homme grave.
L'habitude de jurer expose au parjure.
Il n'entre pas dans la pensée d'un homme de bien de mentir pour son propre intérêt.
La dissimulation et la feinte doivent être bannies de toute notre vie : la raison condamne toute tromperie et toute embûche.
Le méchant qui contrefait le bon est le pire de tous les méchants.
Estimez vos esclaves, non par leurs divers services, mais par leurs mœurs. Il y aurait folie à l'homme qui voudrait acheter un cheval, de regarder, non le cheval même, mais seulement la housse et la bride ; non moins fou est celui qui juge un homme d'après l'habit ou la condition. C'est un esclave, mais peut-être il a l'âme indépendante : c'est un esclave, mais prenez garde ; qui de nous n'est pas esclave : l'un de la volupté, l'autre de l'avarice, cet autre de l'ambition, tous de la crainte ? L'esclavage volontaire est le plus honteux de tous.
Autant d'esclaves, autant d'ennemis.
Un bienfait périt sous le babil du bienfaiteur.