Antoine Léonard Thomas.
Sa biographie :
Poète, écrivain, critique littéraire et académicien français né le 1er octobre 1732 à Clermont-Ferrand dans le département du Puy-de-Dôme, Antoine Léonard Thomas est décédé le 17 septembre 1785 à l'âge de 52 ans à Oullins, commune française située dans la métropole de Lyon en région Auvergne-Rhône-Alpes. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 49 citations de Antoine Léonard Thomas :
L'esprit d'autrui gâte l'esprit qu'on a.
Parfois on est trop heureux d'effacer le lendemain ce qu'on a écrit la veille.
Il faut rendre à chacun ce qui lui est dû.
On s'instruit mal à force de s'instruire.
L'abondance est le fruit du travail.
L'amitié ne nuit point à l'amour, elle entretient le cœur dans la douce habitude d'aimer.
Les talents ne sont rien s'ils ne servent au bonheur de l'humanité.
L'esprit peut décrire, mais il n'y a que l'âme qui sache louer.
On a beaucoup déclamé contre le mariage, mais ce sont les mauvaises mœurs et les grandes sociétés qui l'ont corrompu. Tout ce qui est dans l'ordre ne peut être un mal. Il y a des chaînes qui valent mieux que la liberté ; et le lien du sentiment formé par la raison, ne peut être un poids difficile à porter, surtout pour les âmes honnêtes.
On a besoin d'attachement quand on a reçu du ciel une âme active et sensible : sans cela, elle se consume et se dévore elle-même. On n'éprouve qu'un ennui inquiet et pénible, qui n'a ni la douceur de l'agitation ni celle du repos. Une compagne aimable qui a de belles mœurs, une famille à élever, sont les plus douces occupations de l'homme ; elles mêlent un charme secret aux peines inévitables qu'elles peuvent mener avec elles. Tel est le vœu de la nature, et celui qui le remplit est consolé de ses peines mêmes.
Le pire de tous les états est celui d'avoir le cœur désoccupé.
La sensibilité pour un ami absent doit tourner encore au profit de l'objet présent de notre amour. On épanche son âme dans l'âme sensible qui est près de nous, et qui peut, à toutes les heures, converser avec la nôtre.
L'amitié a un rival dangereux dans l'amour, surtout lorsque l'amour a pour objet une femme estimable par son mérite, son caractère et son esprit. Qu'est-ce auprès d'elle qu'un ami éloigné et qui a le tort continuel de l'absence ? Le droit de présence est bien puissant ; et, lorsque deux yeux pleins de sensibilité et d'esprit se fixent sur vous avec cette grâce touchante que donne l'amour, il faut avoir bien de l'imagination pour aimer encore un être éloigné qu'on espère à peine revoir.
Peuples, dans une paix profonde, goûtez votre bonheur naissant. L'amour est le charme du monde, mais l'amour doit être innocent. Si quelquefois de noirs orages viennent obscurcir vos beaux jours, vous verrez bientôt ces nuages chassés par la main des amours.
Ne plus rien ajouter à ses lumières, c'est le vice de la médiocrité.
Le génie découvre des espaces immenses où l'esprit des hommes vulgaires croit que tout finit.
On doit regarder les délations comme le ressort d'un gouvernement faible qui avilit une partie des citoyens pour perdre l'autre, corrompt les âmes en payant l'infamie, et encourage à la calomnie par intérêt.
Celui qui pense à la bonté infinie de Dieu, deviendra bon. Sans cesse il tendra à se perfectionner lui-même, et à s'approcher de l'être qu'il contemple.
La mort d'un homme vertueux est un malheur pour l'humanité entière, non qu'il puisse être toujours utile aux hommes, mais il orne la terre, et donne plus de dignité à la nature humaine.
Quand l'heure sonne pour l'homme juste, quand son temps a cessé ici-bas, il va demander à Dieu la récompense du juste. C'est un fils qui a voyagé, et qui retourne vers son père.
En société, la louange est le plus souvent un commerce de mensonge établi par la convention et le désir de plaire. Alors elle nuit aux hommes, parce qu'elle les dispense d'avoir des vertus qu'ils devraient avoir.
Le jeu est un gouffre qui n'a ni fond ni rivage : dès qu'on est embarqué sur cette mer orageuse, et qu'on a perdu la terre de vue, il est rare qu'on la revoie. Le vent qui emporte la barque est toujours un furieux ouragan qui nous dérobe la connaissance de nous-mêmes. C'est une bataille où le champ est toujours couvert de morts et de mourants.
Le pouvoir d'un côté et la bassesse de l'autre firent le plus souvent naître les panégyriques, que les uns eurent le courage d'entendre, et que les autres eurent l'audace de prononcer.
L'amitié est un sentiment qui demande de l'énergie dans l'âme. C'est une union sainte et presque religieuse, qui par une espèce de culte consacre tout entier l'ami à son ami.
Il y a des hypocrites de sensibilité comme il y a des hypocrites de vertu. Tout les trahit, ils parlent avec gloire de leur tendre amitié, et vantent avec un visage immobile leur douleur profonde.
L'esprit religieux donne un maître à celui qui n'en a pas ; il affermit sa morale, il contrebalance ses passions, il met un prix à ses vertus.
La religion pénètre où les lois ne vont pas ; elle juge la pensée, et éternise le bien comme le mal.
Le courage d'enthousiasme est comme la fièvre d'une âme ardente, qui naît et s'éteint, et fait braver dans un temps ce qu'on eût redouté dans un autre.
Le courage d'esprit fait braver l'opinion, donne de l'énergie à l'âme et l'empêche d'être gouvernée, et, dans les circonstances les plus délicates, il voit tout et voit bien.
Pour bien remplir les devoirs de l'amitié, il faut être capable de parler et d'entendre le langage mâle et austère de la vérité.
L'amitié est faite pour le sage, les âmes viles et corrompues n'y ont aucun droit. L'homme puissant a des esclaves, l'homme riche a des flatteurs, l'homme de génie a des admirateurs, le sage seul a des amis.
L'amitié est une passion qui transforme deux volontés en une, et fait vivre deux êtres de la même vie et de la même âme.
II n'est pas donné à tout le monde d'être grand, mais chacun peut apprendre de lui à être juste.
L'homme est né pour agir ; ramper dans la paresse, c'est être déjà mort.
J'aime mieux n'être pas que de vivre avili.
Réveille-toi, mortel, deviens utile au monde : sors de l'indifférence où languissent tes jours. Le temps fuit, hâte toi ; demain la nuit profonde t'engloutit pour toujours.
La femme la plus vertueuse est celle dont on parle le moins.
L'estime publique appartient à qui sait la mériter.
Il est des guerriers qui ne sont que braves, qui ne savent qu'affronter la mort, aussi incapables de commander aux autres qu'à eux-mêmes, semblables à ces animaux belliqueux, fiers et intrépides au milieu des combats, mais qui ont besoin d'être conduits, et dont l'ardeur doit être sans cesse retenue où guidée par le frein.
Tous les grands hommes ont un génie qui les guide dans la route que leur a tracée la nature, et les y entraîne comme par un ascendant invincible.
Il est plus beau, et plus difficile surtout, de créer sa noblesse que d'en hériter.
Avant de louer un homme, interrogez sa vie.
Qui vit d'emprunt bientôt s'appauvrira.
Il est beaucoup plus aisé de dire du mal de la gloire que de la mériter.
Il est bien plus facile d'étouffer le génie que de le ranimer.
Les remèdes sont toujours plus lents que les maux.
Peuple, d'un œil serein envisage ton sort, n'accuse point la vie et méprise la mort. La vie est un éclair, la mort est un asyle, ton sort est d'être heureux, ta gloire est d'être utile.
L'égalité ne blesse que ceux qui ne sont pas assez grands pour s'élever jusqu'à elle.
Qu'importe, lorsqu'on dort dans la nuit du tombeau, d'avoir porté le sceptre ou traîné le râteau ? De l'esclave ou du roi la poussière est la même.