Baruch Spinoza ou Benedictus de Spinoza.
Sa biographie :
Critique et philosophe hollandais né le 24 novembre 1632 à Amsterdam, Baruch Spinoza est mort le 21 février 1677 à La Haye aux Pays-Bas. Juif hollandais d'origine portugaise, étudiant brillant, il se nourrit de la lecture de l'Ancien Testament et du Talmud. Promis à être rabbin, il se détourne de sa religion et choisit son propre chemin, ce qui lui vaudra d'être excommunié par les siens le 27 juillet 1656. Baruch Spinoza meurt de tuberculose en 1677, il repose au grand cimetière de La Haye située aux Pays-Bas. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 50 citations de Baruch Spinoza :
La cruauté ou férocité est ce désir qui nous porte à faire du mal à celui que nous aimons et qui nous inspire de la pitié.
L'espérance est une joie mal assurée qui provient de l'idée d'une chose future ou passée dont l'événement nous laisse quelque doute.
L'homme humble est celui qui rougit souvent, celui qui convient de ses défauts et qui sait célébrer les vertus des autres. L'humble se met au-dessous de tout le monde, et sa démarche est modeste.
Le désir est d'autant plus fort que la passion d'où il provient est plus forte.
La gaieté ne peut avoir d'excès, elle est toujours bonne.
L'amour est un sentiment de joie accompagné de l'idée de sa cause extérieure.
Le contentement est un sentiment de joie accompagné de l'idée d'une chose passée qui est arrivée contre notre espérance.
L'espérance ne va pas sans la crainte, ni la crainte sans l'espérance.
Tout désir qui naît de la raison ne peut être sujet à l'excès.
L'orgueilleux aime la présence des parasites, des flatteurs, et il déteste celle des gens de cœur.
Qui se repent d'une action est deux fois misérable.
La raison demande à chaque homme de s'aimer soi-même, de chercher ce qui lui est utile véritablement, de désirer tout ce qui le conduit réellement à une perfection plus grande.
Le désir, c'est l'essence même de l'homme, en tant qu'elle est conçue comme déterminée à quelque action par une de ses affections quelconque.
La joie est le passage d'une moindre perfection à une perfection plus grande.
L'orgueilleux est un homme qui ne parle de soi pour exalter sa vertu au détriment des autres.
L'avarice est un désir, un amour immodéré des richesses.
L'ivrognerie est un désir, un amour immodéré du plaisir de boire.
L'ambition est un désir immodéré de gloire.
La politesse est le désir de faire ce qui plaît aux hommes, et de ne pas faire ce qui leur déplaît.
La consternation est la passion de celui chez qui le désir d'éviter un mal est empêché par l'étonnement où le jette le mal qu'il redoute.
La crainte est un désir d'éviter par un moindre mal un mal plus grand que nous redoutons.
La vengeance est ce désir qui nous excite par une haine réciproque à faire du mal à celui qui nous a causé quelque dommage.
La colère est le désir qui nous excite à faire du mal à celui que nous haïssons.
La bienveillance est le désir de faire du bien à celui qui nous inspire de la pitié.
La reconnaissance ou gratitude est ce désir ou ce mouvement d'amour par lequel nous nous efforçons de faire du bien à celui qu'un même sentiment d'amour a porté à nous en faire.
L'émulation est le désir d'un certain objet, lequel se forme en nous quand nous imaginons ce même désir dans les autres.
Le regret, c'est le désir ou l'appétit de la possession d'une chose, lequel est entretenu par le souvenir de cette chose et en même temps empêché par le souvenir de choses différentes qui excluent l'existence de celle-là.
La honte est un sentiment de tristesse accompagné de l'idée d'une de nos actions que nous croyons l'objet du blâme d'autrui.
La vanité est un sentiment de joie accompagné de l'idée d'une action que nous croyons l'objet des louanges d'autrui.
L'abjection consiste à penser de soi moins de bien qu'il ne faut sous l'impression de la tristesse.
Personne, par haine de soi, ne pense de soi moins de bien qu'il ne faut.
Le repentir est un sentiment de tristesse accompagné de l'idée d'une action que nous croyons avoir accomplie par une libre décision de l'âme.
L'humilité est un sentiment de tristesse qui provient de ce que l'homme contemple son impuissance et sa faiblesse.
La paix intérieure est un sentiment de joie qui provient de ce que l'homme contemple son être et sa puissance d'agir.
La miséricorde, c'est l'amour en tant qu'il dispose l'homme à se réjouir du bien d'autrui et à s'attrister de son malheur.
L'envie, c'est la haine, en tant qu'elle dispose l'homme à s'attrister du bonheur d'autrui, et au contraire à se réjouir de son malheur.
Le mépris consiste à penser d'une personne moins de bien qu'il ne faut, à cause de la haine qu'on a pour elle.
L'estime consiste à penser d'une personne plus de bien qu'il ne faut, à cause de l'amour qu'on a pour elle.
L'indignation est un sentiment de haine pour une personne qui fait du mal à une autre.
L'inclination est un sentiment d'amour pour une personne qui fait du bien à une autre.
Le remords est un sentiment de tristesse accompagné de l'idée d'une chose passée qui est arrivée contre notre espérance.
La sécurité est un sentiment de joie qui provient de l'idée d'une chose future ou passée sur laquelle toute cause d'incertitude est disparue.
L'inclination est un sentiment de joie accompagné de l'idée d'un objet qui est pour nous une cause accidentelle de joie.
La dévotion, c'est l'amour d'un objet qu'on admire.
La dérision est un sentiment de joie qui provient de ce que nous imaginons dans un objet détesté quelque chose qui nous inspire du mépris.
La haine s'augmente quand elle est réciproque ; elle ne peut être détruite que par l'amour.
L'ambitieux ne désire rien à l'égal de la gloire, et ne redoute rien à l'égal de la honte.
Plus grand aura été notre amour, plus grande en sera la haine.
Le désir qui naît de la tristesse ou de la joie, de la haine ou de l'amour, est d'autant plus grand que la passion qui l'inspire est plus grande.
L'orgueil, c'est la joie qui provient de ce que l'homme pense de soi plus de bien qu'il ne faut.