Charles-Jean Baptiste Bonnin
Biographie :
Penseur et auteur progressiste de la Révolution né le 4 octobre 1772 à Paris, Charles-Jean Baptiste Bonnin est décédé le 12 octobre 1846 dans sa ville natale. Source : Wikipédia.Les 44 citations de Charles-Jean Baptiste Bonnin :
La femme est un autre soi-même et un ami, non un meuble de ménage.
L'amitié a ses peines ainsi que ses joies, mais elle est toujours douce.
Le devoir n'est plus devoir si on ne le fait par amour du devoir.
Confier ses peines à ses proches, c'est les alléger.
L'indépendance est dans l'indépendance arbitraire des hommes et des besoins, dans le calme des passions, dans l'amour de la vérité, de la justice et de la liberté.
La haine est un sentiment pénible qui froisse l'âme, et dont on souffre le premier.
La dissimulation n'est pas discrétion, mais trahison de la vérité.
Les heures consacrées à l'étude sont des heures dérobées aux peines de la vie et arrachées aux vices.
La considération consiste, non à chercher qu'on parle de soi, mais à mériter qu'on en parle.
La bassesse est un vice de l'esprit qui provient du cœur.
On est plus près de la perfection par le cœur que par l'esprit.
Ne vivre que pour soi n'est pas vivre, c'est se priver de ce qui fait le charme de la vie.
Le désir des jouissances naît du désir des richesses, et quand l'un et l'autre prévalent sur la modération, leur effet nécessaire est d'altérer la franchise de caractère, de corrompre la probité, d'ôter toute énergie morale, d'énerver l'opinion, et de faire mettre les biens et les jouissances au-dessus de tout.
Considérée comme travail, l'étude a l'avantage de porter au bien, car le travail est le remède contre le vice pour rendre bon et conserver tel. Mais aussi, pour opérer un véritable bien, l'étude a besoin d'être dirigée, c'est-à-dire de n'avoir pour objet que des choses estimables.
Se coucher et se lever de bonne heure ; satisfaire son appétit modérément ; faire journellement de l'exercice dans des lieux aérés ; user sobrement du vin et des alcools ; ne point se livrer à une étude trop assidue ou à un travail excessif ; ne pas se médicamenter sans nécessité ; ne point écouter ses désirs dans ce qu'ils ont de trop entraînant ; modérer ses penchants et ses passions dans ce qu'ils ont de trop impétueux : Voilà les premiers conseils d'hygiène pour se conserver en santé physique et morale, et aspirer à la vieillesse.
Contracter des dettes est se mettre à la merci de son semblable.
La ruse ne prouve que la faiblesse ou la crainte : aussi est-elle le caractère distinctif des enfants, de l'esclave et des animaux faibles par nature, mais c'est une bassesse en l'homme et en la femme de l'employer.
User des services d'un ami est une preuve d'amitié à lui donner.
L'étude doit être ce qu'elle est pour l'homme sensé et le sage, un moyen de devenir meilleur.
Si nous voulons être heureux, sachons priser les choses comme elles sont, et ne nous tourmentons pas pour les choses situées hors de notre portée.
Ne jamais se contrefaire, mais se montrer tel qu'on est.
Le travail est une voie à la vertu.
Les bonnes actions embellissent la vie et étendent l'existence.
Il faut toujours préférer la considération à la célébrité.
Calculer avec sa conscience et raisonner avec son devoir, c'est être porté à mal faire, et déjà un mal.
Les plaisirs de la personne laborieuse sont simples mais vrais, rares mais vifs et sentis ; jamais l'ennui ou le regret ne les trouble, et la satiété n'avertit pas de les suspendre.
L'amour pour l'épouse doit être inséparable de l'estime et de la délicatesse : savoir concilier les désirs de la passion avec ce qu'on doit à la pudeur, et ne jamais les séparer.
L'homme de bien n'a d'enthousiasme que pour la vertu, qui, en lui, est un sentiment vif, mais raisonné.
Il n'y a que l'homme sage qui médite sans cesse sur ce que les hommes font en bien et en mal, pour en tirer des règles de conduite.
Ne pas se laisser abattre par l'adversité est prouver qu'on est un homme.
Il faut aimer son ami pour lui-même, toute autre amitié est égoïsme : c'est empoisonner la plus douce des intimités.
Comme en toute action ou détermination on se propose toujours un but, parce que c'est un besoin pour l'esprit de s'attacher à quelque chose, il n'en est pas de plus louable qu'un travail quelconque, puisque le travail entretient l'esprit dans une heureuse liberté d'agir et de penser, et que l'utile activité dans laquelle il se trouve, fait donner aux passions la direction du bien : les passions n'ont point sans doute perdu leur pouvoir, mais la raison a pris l'habitude de les diriger.
Il faut plus de vertu pour supporter avec fermeté la fortune que pour lutter avec courage contre l'adversité.
Malheur à qui n'a pas une âme forte, car, dans l'adversité ou les grandes infortunes, étant sensible dans tous les points de son être, il n'a pas de secours à attendre de lui-même ! Une âme forte est tout à la fois un secours inépuisable et un asile imprenable.
Si l'on réfléchissait d'avance aux embarras, aux inquiétudes, aux soucis, aux mécomptes, aux soupçons, aux querelles, aux haines et au repentir qu'on s'apprête en sortant de la ligne du devoir pour suivre ses mauvais penchants, on craindrait de compromettre son repos et sa réputation pour satisfaire des goûts et des penchants blâmables, et que rien ne peut dédommager de s'y être livré.
Il est bon d'être obligeant, mais il ne faut pas prodiguer le nom sacré d'ami.
Fuir les hommes par esprit chagrin, c'est s'infliger une peine à soi-même.
Un bon estomac est le fondement de la santé, la sobriété et la tempérance en sont les instruments.
L'ami s'identifie à son ami ; ses peines ou ses plaisirs lui sont personnels, et c'est en cela même que sont la vérité et le charme de l'amitié.
Sans méthode dans ce qu'on fait, on va sans savoir ou on va.
Ne s'occuper que de bien faire ce qu'on fait, et laisser aux autres le soin de nous louer.
Il est bon que le père de famille veille à l'administration de sa famille et qu'il s'occupe des soins domestiques, puisqu'il a l'attribution de ses intérêts, telle confiance que mérite sa femme et qu'il ait en elle ; car cette surveillance est un devoir aussi bien qu'un allégement, et elle tient au gouvernement de la famille, au maintien de l'union et à la conservation de la propriété : l'indifférence ou l'orgueil qui fait négliger cette surveillance et ces soins, est un oubli de ses devoirs, dont on est puni par le vide et l'ennui dans son ménage, et trop communément par le dérangement de sa fortune.
Qui ne sait prendre de lui-même une détermination et a besoin dans chaque occasion de consulter ses amis, est l'enfant qui ne peut faire un pas sans lisières.
Le jugement est la chose la moins indispensable pour la conduite de la vie, soit privée, soit publique : l'esprit ne saurait le suppléer, ni l'instinct en dispenser. Nécessaire pour diriger dans chacune des actions, il est l'instrument universel, propre également à l'adolescence, à la jeunesse, à l'âge mûr, à la vieillesse. Moins prisé cependant que l'esprit, il est la qualité qu'on cherche moins à acquérir et à faire connaître en soi : on préfère être nommé homme d'esprit à être dit homme de jugement.