Constance Marie de Théis.

Biographie :

Constance de Théis Poétesse et femme de lettres française née à Nantes le 7 septembre 1767, baptisée dans la paroisse Saint-Similien, Constance Marie de Théis, princesse de Salm-Dyck, est décédée à Paris le 13 avril 1845 à l'âge de 77 ans. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.

Les 50 citations de Constance de Théis :

Ayez du respect pour les personnes âgées si vous voulez que plus tard on vous respecte à votre tour. Remarquez ce vieillard qui a pour la jeunesse des manières affables et encourageantes ; c'était autrefois ce même jeune homme qui honorait la vieillesse. Les jeunes gens dédaignent ordinairement les leçons de l'expérience ; arrivés à un âge plus mûr, ils reconnaissent des vérités qu'ils avaient rejetées : les plus heureux sont ceux qui ont le moins souffert de leur présomption.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Le feu des arts ressemble à celui de l'amour ; il enivre, il absorbe, il isole de l'univers et de soi-même.

Constance de Théis - Vingt-quatre heures d'une femme sensible (1824)

Si les arts veulent un cœur ardent, il leur faut aussi un esprit libre.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La nature ne plie pas ses lois à la folle inconstance des hommes. Il y a entre deux êtres qui se sont aimés des liens sacrés et involontaires qu'on ne rompt pas si facilement, et qui, pour le supplice de l'amant infidèle, enchaînent encore son cœur longtemps après qu'il croit les avoir brisés.

Constance de Théis - Vingt-quatre heures d'une femme sensible (1824)

L'amour tient tant de place dans la vie ! c'est quand l'amour n'est plus là qu'on sent le poids de ces longues minutes qui doivent s'écouler sans lui ; c'est quand nous l'avons perdu que nous voyons que l'amour était le motif de toutes nos actions, le charme de toutes nos pensées, le foyer de tous nos sentiments ; c'est alors seulement que nous comprenons bien ses véritables délices, et que, privés de la plus chère moitié de nous-mêmes, nous errons dans le vide de notre âme, et ne jetons plus autour de nous que des regards tristes et désenchantés.

Constance de Théis - Vingt-quatre heures d'une femme sensible (1824)

L'orgueil des hommes est aussi vieux que le monde.

Constance de Théis - Sapho, le 14 décembre 1794.

Beaucoup de femmes déjà sur le retour craignent de parler de leur âge ; d'autres affectent d'en parler. Ces deux excès sont également à éviter.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

On a besoin de s'accoutumer à tout, au malheur, à la maladie, au bonheur même.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La rectitude de l'esprit se reconnaît dans les actions les plus indifférentes.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Il y a en société de braves gens qui ne sont haïs de personne, et qui, lorsqu'ils viennent se placer parmi les gens qui jasent familièrement, semblent par leur présence glacer la conversation, les cœurs et les esprits.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Les gens désœuvrés sont le fléau des gens occupés.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Si le fanatisme nous révolte, ce n'est pas seulement parce qu'il révolte la raison, c'est parce qu'il offense Dieu en lui prêtant les plus viles passions des hommes : La haine et la vengeance.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La probité est une chose si belle, si simple, si fort dans le sens de ce qui doit être pour rendre la vie heureuse, et assurer la tranquillité de l'âme, que celui qui ne l'a point par nature devrait encore l'acquérir par calcul.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Les esprits faibles qui sont parvenus à se faire une opinion sont comme les enfants qui ont saisi un bâton, un joujou ; la force seule peut le leur faire lâcher.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La manie des sots est de tout expliquer.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Rien ne plaît de la part de ceux qu'on n'aime pas.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La sympathie des âmes est le secret de la nature, il n'appartient pas aux hommes de le pénétrer.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La perversité humaine est si grande que, quand elle s'est emparée d'un cœur, il devient impossible de le toucher ni de le ramener au bien. Les services, les bienfaits, l'amitié, le dévouement sans bornes, l'intérêt évident que l'on porte à celui que l'on veut rendre honnête homme, ou au moins reconnaissant, semblent glisser sur ces êtres malheureusement nés, et leur fournir en quelque sorte des motifs de plus pour vous haïr ou vous dénigrer.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La finesse est le génie des esprits inférieurs.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Une vilaine figure est l'indice d'une vilaine âme.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Soyons de bonne foi avec nous-mêmes : nous craignons la vue d'un être souffrant, et involontairement nous cherchons celui qui fait naître en nous des sensations douces et agréables. Combien de bonnes actions n'ont pas été faites par cette seule raison !

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Les hommes faux, si effrontés qu'ils soient, perdent toute espèce d'énergie, tous leurs moyens de défense quand ils se voient subitement dévoilés.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Il n'est pour l'honnête homme qu'une seule manière de déjouer la fausseté et l'intrigue, c'est de se montrer tel qu'il est, et d'aller toujours en avant.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Les gens faibles font le malheur ou le bonheur de ce qui les entoure : le malheur, s'ils veulent gouverner ; le bonheur, s'ils se laissent gouverner.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Un homme calme et réfléchi juge souvent mieux les choses quand il les apprend que quand il en est témoin ; parce qu'alors il en embrasse à la fois toutes les conséquences, ce qu'il ne peut faire quand les objets et les événements frappent successivement ses yeux et son esprit.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Il ne peut exister de vrai bonheur pour celui qui n'est pas satisfait de sa situation. On peut être heureux encore en désirant de l'améliorer, mais jamais en désirant de la changer.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Un des plus beaux avantages des âmes droites et grandes est de n'avoir jamais même compris la possibilité d'une bassesse.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Si l'homme sage et modéré désire quelquefois les distinctions et les grandeurs, ce n'est point qu'il croie qu'elles ajouteraient rien à ce qu'il vaut, mais parce qu'elles lui donneraient les moyens de se mettre à sa véritable place aux yeux du vulgaire, qui souvent dédaigne ou croit pouvoir dédaigner celui dont le mécontentement n'est pas à craindre.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Il arrive que, dans le moment même où nous disons du bien de quelqu'un, ce quelqu'un dit du mal de nous. Cette observation est accablante pour les âmes droites et honnêtes.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

L'homme véritablement persuadé entraîne, parce qu'il est lui-même entraîné ; il peut aussi propager une erreur dont l'esprit le plus éclairé a peine à se défendre. C'est ce qui fait que le véritable fanatique, quoiqu'en montrant sa folle exaltation, n'en est pas moins un homme dangereux pour l'ordre et le repos de la société.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

On rencontre dans le monde certains hommes qui, avec beaucoup de mérite, ont cependant un esprit que l'on pourrait comparer à un corps spongieux : il absorbe tout et ne rend rien, à moins qu'on ne le presse fortement. Il y en a d'autres au contraire chez qui tout est réaction, et qui vous renvoient le moindre mot que vous dites d'une manière si vive que, sans vous en apercevoir, vous déraisonnez bientôt avec eux.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Il y a des personnes que l'on pourrait dire malheureusement nées, des personnes qui n'arrivent à bien faire qu'après avoir épuisé tous les moyens de faire mal.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Ma vie coule comme un ruisseau toujours tranquille.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La passion amoureuse est un tourbillon violent qui s'empare de nos facultés, de nos pensées, de nos sensations, et les porte toutes d'un seul côté, sur un seul point. Si nous trouvons des forces extraordinaires pour ce qui émane de ce foyer brûlant, tout ce qui y est étranger est aussi comme anéanti pour nous. Nous n'existons plus que par une partie de nous-mêmes qui absorbe toutes les autres.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Il semble qu'il y ait entre deux êtres qui doivent s'aimer une sorte d'appel involontaire et réciproque de toutes les facultés, auquel il est impossible de se tromper.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

On pourrait dire de l'amitié qu'elle est l'amour de l'âge mûr.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Nous avons souvent pour les autres des délicatesses qu'ils n'ont pas pour eux-mêmes.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Le bon ton ne peut s'expliquer ni s'apprendre. Le monde, l'éducation peuvent en donner les formes extérieures ; mais, dans sa réalité, il tient au sentiment des convenances, que l'on a, ou que l'on n'a pas, et que l'on ne peut acquérir.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La vie est si courte, les facultés de l'homme sont si bornées, quelque admirables qu'il les suppose, et il en est si peu maître, que, quand il a commencé sa carrière dans un sens, et que le hasard fait qu'il la continue dans un autre, tout ce qui lui reste d'existence n'est pas suffisant pour effacer les premières impressions qu'il a reçues, et qu'il se trouve toujours malgré lui dans une fausse position.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La nature nous refuse les moyens de comprendre vraiment les besoins, les goûts, même les opinions que nous n'avons pas.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Quoi que fassent les hommes, quoi qu'ils éprouvent, quelles que soient les circonstances qui les élèvent, les éclairent, les accablent, rien ne change, ni même ne modifie leur caractère : bon ou mauvais, il reste ce qu'il a été ; il reparaît au moindre choc, et il est, jusqu'à leur dernière heure, le véritable mobile de toutes leurs actions. Aussi, lorsque l'on a intérêt à bien juger leur conduite et leurs intentions, est-ce le caractère seul qu'il faut chercher à démêler en eux, à travers les paroles trompeuses, les formes imposantes, simples, ou même cordiales, dont ils ont si souvent l'art de l'envelopper.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

L'idée d'un demi-dévouement n'entre pas dans l'esprit, on pourrait dire dans les facultés d'une femme : l'homme, au contraire, accommode toujours, sans s'en apercevoir, son dévouement avec son intérêt et ses goûts ; c'est ce qui fait entre eux ce continuel mécompte de sentiments et de procédés.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

On peut bien dire d'une personne dont le caractère a peu de résistance, mais qui, comme cela arrive toujours, témoigne, quand elle est contrariée, une sorte de mécontentement, qu'elle exerce sur les âmes généreuses la tyrannie de la douceur.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Nous nous apercevons, à force de vivre, que la plupart de nos malheurs viennent de ce que nous voulons sans cesse hâter, changer, forcer les événements. Il semble qu'il y ait des enchaînements secrets, des causes, des effets, qui nous conduiraient naturellement au but de nos désirs, si l'inquiétude de nos esprits ne nous faisait faire sans cesse ce qui peut nous en éloigner.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Il y a dans le malheur un moment affreux, et plus, en quelque sorte, que le malheur même ; c'est celui où il devient impossible d'en douter.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Nous éprouvons une foule de chagrins dont nous ne nous doutons pas nous-mêmes. Cette sensation bizarre résulte de toute situation forcée, qui, sans nous rendre réellement malheureux, est en opposition avec nos goûts et notre manière d'être. L'impossibilité absolue d'y rien changer nous ôte la force de nous éclairer sur ce qui manque à notre bonheur ; nous parvenons même à nous persuader que nous sommes à peu près satisfaits ; mais le combat qui se fait en nous influe sur notre humeur, notre santé ; nous devenons tristes, sombres, fâcheux, et ce n'est que lorsque le hasard nous affranchit de ce qui pesait, à notre insu, sur notre âme, que nous commençons à comprendre la cause de tout ce que nous avons souffert.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Nous serions bien confus si nous avions les moyens de rentrer assez en nous-mêmes pour comprendre à quel point de petites passions, de petites considérations influent sur nous dans les occasions les plus importantes, et décident souvent du bonheur ou du malheur de notre vie entière.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

On dit que le mal ne reste jamais impuni, et on ajoute qu'il y a une providence. Sans chercher à pénétrer dans les secrets de la Providence, on peut démontrer cette vérité par le secours seul du raisonnement. L'esprit d'injustice, d'iniquité ou d'audace, qui conduit un homme à faire le mal, le conduit aussi à commettre beaucoup d'actions contraires à l'ordre, aux lois et aux besoins de la société, et finit toujours par lui faire trouver un écueil contre lequel il échoue.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Ce n'est qu'à force de vivre, de voir, de souffrir, que l'on parvient à se persuader que l'envie et l'artifice peuvent aussi se trouver dans des âmes que l'on a crues honnêtes et délicates ; encore le comprend-on par raisonnement et point par conviction.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

La dévotion exagérée est un effet involontaire du besoin que l'on éprouve d'opposer en soi un grand frein à des défauts, même des vices, dont on ne se rend pas bien compte, mais qu'on se sent trop faible pour combattre sans un secours étranger. C'est dans ce cas qu'elle est fougueuse, et d'autant plus intolérante, qu'elle est irritée de ne se rien tolérer à elle-même. La dévotion véritable est tout autre chose : elle n'est que le besoin d'une âme tendre et expansive pour qui les affections humaines sont en quelque sorte trop grossières ; elle n'a rien à combattre, ni à se refuser ; elle n'a aucune balance à établir entre l'instinct du mal et l'amour du bien ; elle se fond pour ainsi dire dans le besoin d'aimer, la mollesse et le charme des sentiments, et elle rend sans cesse l'homme meilleur et plus indulgent. Enfin, l'une est la source du fanatisme et de tous ses excès, l'autre de l'amour du prochain et de toutes les vertus.

Constance de Théis - Les pensées diverses (1835)

Autre rubrique à découvrir :