Giacomo Leopardi.
Sa biographie :
Poète, philosophe, entrepreneur, écrivain et moraliste italien né le 29 juin 1798 à Recanati dans la province de Macerata, Giacomo Leopardi est décédé le 14 juin 1837 à Naples à l'âge de 38 ans. Leopardi est considéré comme le plus grand entrepreneur italien du XIXe siècle et une des plus importantes figures de l'industrie mondiale. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 49 citations de Giacomo Leopardi :
La vie est brève au regard de la quantité de livres qu'il y a à lire !
L'amitié est une fleur qui, brisée ou flétrie, ne refleurit jamais.
Le défaut le plus intolérable dans la vie, et en effet le moins toléré, c'est l'intolérance.
Bon nombre de philosophes ont pris l'habitude de regarder le monde et les affaires des autres de haut ; bien peu ont pris celle de regarder effectivement et continuellement leurs propres affaires de haut. On peut dire que c'est en cela que consiste la plus haute pratique et le fruit ultime de la sagesse.
L'homme ne pourra jamais se défaire de l'amour de soi ni celui-ci de la haine d'autrui.
Aujourd'hui, le confort nous paraît tellement indispensable qu'on croirait presque l'existence impossible sans lui, ou du moins bien plus misérable. On tient les avancées du confort comme autant de pas accomplis vers la perfection et le bonheur de notre espèce, et en particulier ces conforts qui nous éloignent de la nature et que l'on juge essentiels pour l'homme.
Le bonheur est impossible pour celui qui le désire, car le désir est un désir absolu du bonheur, et non d'un bonheur particulier, et il n'a nécessairement aucune limite puisque le bonheur absolu est indéfini et illimité.
L'homme est toujours plus ou moins sujet à retomber dans toutes les très extravagantes illusions de l'amour dont l'expérience lui a montré qu'elles étaient toujours impossibles, imaginaires et vaines.
L'homme, comme tout être vivant, s'aime de manière illimitée.
Même si tu as peu de cœur, tu ne resteras jamais indifférent au point de ne pas éprouver plus ou moins de tristesse au départ de celui qui te dit en te quittant : Nous ne nous reverrons jamais plus !
Les hommes de grand talent sont ceux qui ont le plus de mal à se résoudre à croire ou à agir ; ils sont les plus incertains, les moins assurés et les plus temporisateurs ; les plus tourmentés par la peine excessive de l'irrésolution ; les plus enclins et les plus habitués à laisser les choses telles quelles sont ; les plus lents, les plus rétifs, les plus opposés à changer quoi que ce soit au présent, tout en reconnaissant l'utilité ou la nécessité du changement. Plus grande est leur habitude de réfléchir et leur profondeur de caractère, plus grande est la difficulté et l'angoisse qu'ils éprouvent à se résoudre.
Le bonheur, pour un être, ne réside que dans la perfection dont il est capable.
Les gens qui lisent uniquement pour se divertir se lassent vite. Ils ne peuvent concevoir que l'on trouve dans la lecture de grandes distractions et, toujours déçus, ne cessent de passer d'un livre à l'autre sans ne jamais trouver qu'un plaisir bien mince et éphémère.
La monotonie est insupportable, mais contre ce mal il existe un grand remède, souverain peut-être, qui est d'avoir un but. Quand l'homme donne un but à son action, serait-ce à son inaction, il trouve du plaisir à des choses sans agrément.
La philosophie moderne ne doit se targuer d'aucun succès tant qu'elle reste incapable de nous mener à un état qui puisse nous rendre heureux.
Cela semble absurde, mais c'est pourtant l'exacte vérité : puisque tout le réel n'est que néant, il n'est rien de réel ni de substantiel que le vain plaisir des illusions.
La vivacité du bonheur déjà éprouvé ne saurait être compensée par les douceurs et les plaisirs limités de l'espérance ; et comme le temps des grandes illusions est passé, l'homme ne cesse alors de déplorer ce qu'il a perdu et qui ne peut que difficilement revenir.
Avant de connaître le bonheur, ou, disons, une apparence de bonheur vif et présent, nous pouvons nous nourrir d’espérances ; et si celles-ci sont puissantes et durables, leur époque est vraiment l'époque heureuse de l'homme, comme dans l'âge qui suit l'enfance et qui précède la jeunesse.
Le plus grand bonheur possible pour l'homme en ce monde est le moment où il vit paisiblement tout en nourrissant le ferme et serein espoir de jours meilleurs ; et comme son espoir est ferme et que l'existence lui est douce, l'impatience de jouir de l'avenir merveilleux qu'il imagine ne saurait l'agiter ni le tourmenter.
Le sentiment que l'on éprouve à la vue d'un paysage ou de tout autre objet qui vous inspire des idées et des pensées vagues et indéfinies, a beau être fort plaisant, ce n'est en réalité qu'un plaisir insaisissable. On peut le comparer au plaisir de celui qui court après un papillon multicolore sans parvenir à l'attraper.
Tout est néant dans le monde, jusqu'à mon désespoir, dont tout homme, même un sage plus serein que moi, et assurément moi-même dans un moment plus tranquille, reconnaît un jour la vanité, l'irrationalité, le caractère imaginaire. Pauvre de moi, elle est vaine, elle est néant, ma douleur, qui passera et s'annulera avec le temps, me laissant dans un vide universel et une effroyable indolence qui m'ôtera jusqu'à la force de me plaindre.
La douleur qui naît de l'ennui et du sentiment de la vanité des choses est bien plus supportable que l'ennui lui-même.
Si le souci de conserver son existence est un instinct perpétuellement ancré chez tous les êtres vivants, il ne fait aucun doute que le but de l'existence consiste à en tirer du contentement et qu'il est par essence contradictoire de la haïr ou d'en être insatisfait.
Les hommes ne sont que des diables incarnés.
La vertu est l'apanage des couillons.
Les hommes, qui sont malheureux par essence, veulent croire qu'ils le sont par accident.
Sans amour de soi, la vie ne peut se maintenir chez aucun être et, de même, l'amour de soi ne peut subsister sans un minimum d'illusion individuelle. La vie et l'absence d'illusions, et donc d'espérance, sont en somme rigoureusement contradictoires.
Chacun, en ce monde, se fait des illusions à son propre usage, chacun considère que telles espérances sont vaines de façon générale, mais continue d'espérer une exception favorable pour lui-même ou pour l'affaire qui l'occupe.
L'irréligion n'est bien souvent que le fruit du doute ou d'une froide conviction.
Pour influer fortement sur l'homme, l'opinion doit avoir l'apparence de la passion. Tant que l'homme conserve quelque chose de naturel, l'opinion le passionne plus que ses propres passions.
Tout comme les individus, les peuples ne font jamais rien s'ils ne sont pleins d'eux-mêmes, d'amour de soi, d'ambition, d'estime de soi et de confiance en soi.
L'homme n'est pas toujours raisonnable, mais il est toujours conséquent.
L'occasion qui était la meilleure qui pût se présenter ne se représentera sans doute jamais plus.
La parfaite égalité est le fondement nécessaire de la liberté.
On présente faussement l'ennui comme un mal commun. Il est commun d'être inactif, ou plutôt désœuvré ; il ne l'est pas de s'ennuyer. L'ennui est l'apanage des gens d'esprit. Plus l'intelligence est vive, plus l'ennui est fréquent, douloureux, terrible. La plupart des hommes trouvent toujours à s'occuper et à se divertir, et si d'aventure ils doivent rester totalement inactifs, ils n'en ressentent que peu de gêne. De là vient que les hommes d'imagination demeurent incompris sur ce chapitre et provoquent parfois l'étonnement et les railleries du vulgaire lorsqu'ils se plaignent de l'ennui en des termes évoquant ordinairement les plus grandes misères de la vie, celles auxquelles nul ne peut se soustraire.
Avec le temps, la seule compagnie qui demeure agréable est celle des gens dont il nous importe, ou dont il nous plaît, d'être toujours plus estimés. C'est pourquoi les femmes qui ne veulent pas bientôt cesser de plaire devraient mettre tout en œuvre pour que leur estime reste longtemps désirable.
Mieux on connaît les exigences de son domaine, moins on se croit capable de les remplir.
En perdant la jeunesse, l'homme perd la faculté de communiquer et pour ainsi dire d'inspirer à autrui sa propre présence ; il se trouve privé de ce magnétisme que le jeune homme émet autour de lui et qui le relie à son entourage par une sorte d'affinité naturelle ; et il comprend alors douloureusement qu'il est désormais en société comme séparé de tous, au milieu d'êtres sensibles à peine plus attentifs à son égard que des objets inanimés.
Plus les vertus véritables s'affaiblissent dans un État, plus se développent les vertus de façade.
La timidité ne contient pas moins d'amour-propre que l'arrogance ; elle en contient même plus, ou plutôt il s'y joint une plus grande sensibilité. C'est pour cette raison que les timides sont craintifs : ils se gardent de piquer les autres, non parce qu'ils se donnent plus d'importance que les insolents et les audacieux, mais pour éviter d'être piqués à leur tour, vu l'extrême douleur que leur cause chaque pointe qu'ils reçoivent.
Les hommes ne rougissent pas des offenses qu'ils commettent, mais de celles qu'ils essuient. Aussi n'est-il d'autre moyen, pour faire rougir l'offenseur, que de l'offenser à son tour.
La franchise peut aider lorsqu'elle est feinte, ou que, du fait de sa rareté, personne n'y croit plus.
L'amour de l'ordre, ou l'idée de la nécessité de l'ordre, autant dire de l'harmonie et de la convenance est une idée innée, absolue, universelle, car elle est la base du raisonnement et le principe de la connaissance ou du jugement vrai ou faux.
On voit tous les jours des gens qui ne lisent que pour se passionner pour les premières pages d'un livre et ne pouvoir le terminer sans ennui, même si tout au long de l'ouvrage les moyens mis en œuvre pour charmer le lecteur ne faiblissent pas un instant.
L'uniformité du plaisir, quand le but fait défaut, provoque inévitablement l'ennui.
Ce n'est pas parce que le plaisir de la douleur est un soulagement dans le malheur moderne que l'ignorance de ce plaisir était un manque dans le bonheur antique.
J'étais épouvanté de me trouver au milieu du néant, d'être néant moi-même. Je me sentais comme étouffer en songeant et en sentant que tout n'est que néant, solide néant.
Il faut autant de temps pour lire un livre composé en trente ans qu'un livre composé en trente jours.
Les livres qui m'ont le moins plu et que par suite j'ai cessé depuis longtemps de lire ont toujours été ceux que l'on qualifiait de divertissants et de propres à faire passer le temps.