Honoré de Balzac.
Sa biographie :
Écrivain, romancier, dramaturge et critique français né le 20 mai 1799 à Tours, Honoré de Balzac est mort le 18 août 1850 à Paris. Né dans le milieu de la petite bourgeoisie, Balzac est un des romanciers français les plus populaires de son temps. Travailleur forcené, il est l'auteur de quatre-vingt-dix romans et nouvelles parus de 1829 à 1850, et réunis sous le titre La Comédie humaine. Honoré de Balzac meurt à l'âge de 51 ans d'une péritonite, suivie de gangrène, il repose au cimetière du Père-Lachaise (division 48) à Paris. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 64 citations de Honoré de Balzac :
L'esprit d'un homme se devine à la manière dont il tient sa canne.
Un homme devient riche, il naît élégant.
Après l'enfance de la créature vient l'enfance du cœur.
Une femme honnête est celle que l'on craint de compromettre.
Une infidélité fait souffrir, mais ne détache pas.
Le remords est une impuissance, il recommencera sa faute ; le repentir seul est une force, il termine tout.
Il est rare qu'un homme passe sans remords de l'état de confident à l'état de rival.
Le sourire est l'apanage, la langue, l'expression de la maternité.
La femme comprend tout par l'amour ; quand elle n'entend pas, elle sent ; quand elle ne sent pas, elle voit.
La femme contrefaite que son mari trouve droite, la boiteuse qu'un homme ne veut pas autrement, ou la femme âgée qui parait jeune, ne sont-elles pas les plus heureuses créatures du monde féminin ? La passion ne saurait aller au-delà. La gloire de la femme n'est-elle pas de faire adorer ce qui parait un défaut en elle ?
Le bien n'a qu'un mode, le mal en a mille.
Si les idées sont une création propre à l'homme, si elles subsistent en vivant d'une vie qui leur soit propre, elles doivent avoir des formes insaisissables à nos sens extérieurs, mais perceptibles à nos sens intérieurs quand ils sont dans certaines conditions.
Il est plus difficile d'expliquer la différence qui distingue le grand monde de la bourgeoisie qu'il ne l'est à la bourgeoisie de l'effacer.
La perpétuité de l'envie est un vice qui ne rapporte rien.
Pour se garantir leurs biens, les riches ont inventé des tribunaux, des juges, et cette guillotine, espèce de bougie où viennent se brûler les ignorants. Mais, pour vous les riches qui couchez sur la soie et sous la soie, il est des remords, des grincements de dents cachés sous un sourire, et des gueules de lions fantastiques qui vous donnent un coup de dent au cœur.
En France, le provisoire est définitif.
La défiance que les hommes d'élite inspirent aux gens d'affaires est remarquable : ils ne leur accordent pas le moins tout en leur reconnaissant le plus. Mais peut-être cette défiance est-elle un éloge ! En leur voyant habiter le sommet des choses humaines, les gens d'affaires ne croient pas les hommes supérieurs capables de descendre aux infiniment petits des détails, qui, de même que les intérêts en finance et les microscopiques en science naturelle, finissent par égaler les capitaux et par former des mondes. Erreur ! l'homme de cœur et l'homme de génie voient tout.
La flatterie n'émane jamais des grandes âmes, elle est l'apanage des petits esprits qui réussissent à se rapetisser encore pour mieux entrer dans la sphère vitale de la personne autour de laquelle ils gravitent. La flatterie sous-entend un intérêt.
L'amour a son égoïsme à lui, l'amour maternel n'en a pas.
En France, il faut toujours prendre l'envers du mot pour en trouver la vraie signification.
Il n'y a pas infidélité quand il n'y a pas eu amour.
Les prétentieux mettent tant de vertus en dehors qu'il ne doit plus leur en rester au-dedans.
Les idées religieuses ont des féeries morales qui enchantent tous les jeunes esprits.
La religion est la grande consolatrice des virginités.
Tout criminel est athée, et souvent sans le savoir.
La musique est le seul art qui parle à la pensée par la pensée même, sans le secours de la parole, de la forme et des couleurs.
Le suicide doit être le dernier mot des sociétés incrédules.
Le mariage est un enfer où l'on aime.
On a souvent plus de plaisir dans la souffrance que dans le bonheur, voyez les martyrs.
La loi moderne, en multipliant famille par la famille, a crée le plus horrible de tous les maux : l'individualisme.
Un ami de collège dans le malheur est le tonneau des Danaïdes.
Un parasite qui n'est pas gai, qui ne sait rien, qui se plaint des vins, vous vole !
Une déchirure est un malheur, une tache est un vice.
Le vêtement est comme un enduit ; il met tout en relief, et la toilette a été inventée bien plutôt pour faire ressortir des avantages corporels que pour voiler des imperfections.
L'élégance veut impérieusement que les moyens soient appropriés au but.
Un artiste vit comme il veut, ou... comme il peut.
Le repos absolu produit le spleen.
L'homme impoli est le lépreux du monde fashionable.
Un banquier arrivé à quarante ans sans avoir déposé son bilan, ou qui a plus de trente-six pouces de tour, est le damné de la vie élégante ; il en verra le paradis sans jamais y entrer.
Quoique l'élégance soit moins un art qu'un sentiment, elle provient également d'un instinct et d'une habitude.
La loi de la vie est celle de tous les arts qui n'existent que par les contrastes. L'œuvre faite sans cette ressource est la dernière expression du génie, comme le cloître est le dernier refuge du chrétien.
Quelque majestueux que soit un malheur, la société sait toujours l'amoindrir.
Le beau monde bannit de son sein les malheureux, comme un homme de santé vigoureuse expulse de son corps un principe morbifique.
De même que le médecin ne laisse rien voir de ses appréhensions à son malade, de même l'avocat montre toujours une physionomie pleine d'espoir à son client. C'est un des cas rares où le mensonge devient vertu.
L'adultère est une faillite, à cette différence près, que c'est celui à qui l'on fait banqueroute qui est déshonoré.
Qui aime sans se faire aimer n'a pas le droit de se plaindre.
La jalousie des gens supérieurs devient émulation, celle des petits esprits de la haine.
Pour être heureux en ménage, il faut être un homme de génie marié à une femme tendre et spirituelle, ou se trouver, par l'effet du hasard qui n'est pas aussi commun qu'on pourrait le penser, tous les deux excessivement bêtes.
Le rapide amour qui commence un mariage est un diamant, une perle, un joyau ciselé par le premier des arts, un trésor à enterrer au fond du cœur.
L'expérience s'achète par le malheur.
La gloire est le soleil des morts.
Pour arriver au bonheur conjugal, il faut gravir une montagne dont l'étroit plateau est bien près d'un revers aussi rapide que glissant.
Jamais un mari ne sera si bien vengé que par l'amant de sa femme.
Beaucoup d'hommes veulent avoir ces deux éditions du même ouvrage, la femme et la maîtresse, quoique ce soit une immense preuve d'infériorité chez un homme que de ne pas savoir faire de sa femme sa maîtresse. La variété dans ce genre est un signe d'impuissance. La constance sera toujours le génie de l'amour, l'indice d'une force immense, celle qui constitue le poète ! On doit avoir toutes les femmes dans la sienne.
Les hommes, pour se marier, jouent autant de rôles que les mères en font jouer à leurs filles pour s'en débarrasser.
Le mariage ressemble à un procès : il s'y trouve toujours une partie de mécontente ; et si l'une dupe l'autre, la moitié des mariés joue certainement la comédie aux dépens de l'autre.
Avoir de la jalousie pour une femme dont on est aimé constitue de singulières vues de raisonnements. Nous sommes aimés ou nous ne le sommes pas : placés à ces deux extrêmes, la jalousie est un sentiment inutile en l'homme ; elle ne s'explique peut-être pas plus que la peur, et peut-être la jalousie est-elle la peur en amour. Mais ce n'est pas douter de sa femme, c'est douter de soi-même.
L'homme va de l'aversion à l'amour ; mais quand il a commencé par aimer et qu'il arrive à l'aversion, il ne revient jamais à l'amour.
Quand une femme arrive à se repentir de ses faiblesses, elle passe comme une éponge sur sa vie, afin d'en effacer tout.
Un homme n'a jamais pu élever sa maîtresse jusqu'à lui ; mais une femme place toujours son amant aussi haut qu'elle.
Sur dix nuits promises au travail par les jeunes gens, ils en donnent sept au sommeil. Il faut avoir plus de vingt ans pour veiller.
La candeur a sur l'homme le même pouvoir que l'enfance, elle en a les attraits et les irrésistibles séductions.
Les enfants sont plus pénétrables qu'on ne le croit par les invisibles effets des idées ; ils ne se moquent jamais d'une personne vraiment imposante, la véritable grâce les touche, la beauté les attire, parce qu'ils sont beaux et qu'il existe des liens mystérieux entre les choses de même nature.
L'amour est profondément égoïste, tandis que la maternité tend à multiplier nos sentiments.