Jean-Claude Delamétherie
Biographie :
Naturaliste, géologue et paléontologiste français né le 4 septembre 1743 à La Clayette dans la Saône-et-Loire, Jean-Claude Delamétherie est décédé le 1er juillet 1817 à Paris. Source : Wikipédia.Les 46 citations de Jean-Claude Delamétherie :
L'activité multiplie les forces.
L'amour procure tous les plaisirs de l'amitié, puisque l'être aimé est le meilleur des amis.
De tous les attachements, le plus doux, sans doute, est celui de deux époux. Le mariage réunit les plaisirs de l'amour aux charmes de l'amitié.
Les âmes tièdes qui aiment froidement sont repoussées de tous les cœurs aimants.
Le jaloux maladif est l'être le plus malheureux qui existe. Tout le fatigue, son ombre même l'inquiète. Rien n'égale son désespoir. Dans l'accès de sa rage, il ira percer de mille coups, et l'objet qui provoque sa jalousie, et celui dont il est jaloux.
Un cœur tendre et passionné est toujours jaloux. Son amour est trop vif pour qu'il soit indifférent sur l'objet de ses affections. On se donne tout entier ; on exige le réciproque.
Les parents s'aiment eux-mêmes dans leurs enfants, qu'ils regardent comme une portion d'eux-mêmes.
Ne pas user le sentiment, telle est la grande règle pour ménager ses jouissances.
La coquette désire plutôt avoir une cour nombreuse que de former des liens solides. Elle n'aime pas, ou elle aime peu ; mais la coquette emploie toutes ses grâces et tous les charmes de son esprit à fixer autour d'elle des hommes aimables. Elle n'en exige pas un amour véritable ; néanmoins elle désire qu'on lui témoigne un intérêt quelconque.
L'illusion, qui exerce un si grand empire sur l'homme dans tout le cours de sa vie, en a un bien plus grand dans les objets de ses amours, qu'elle embellit de tous ses charmes.
L'amour est un véritable état d'ivresse, c'est un sentiment impérieux qui domine tous les autres.
Amour ! feu dévorant qui consume l'âme, source de voluptés et de peines, fait pour le bonheur et le malheur des hommes, tu serais le souverain bien si, lorsque tu es heureux, tu pouvais subsister ! Tes charmes sont indicibles, toi seul peux remplir entièrement le cœur. Deux amants se suffisent à eux-mêmes ; le reste de l'univers n'est plus rien pour eux.
On est trop attaché à son ami pour ne pas en voiler tous les défauts. On l'avertira en particulier de ce que sa conduite peut avoir de répréhensible ; mais, en public, on cherchera toujours à l'excuser, et on prendra sa défense avec toute la chaleur de l'amitié.
L'amitié est ce sentiment tendre et affectueux de deux personnes qui prennent l'intérêt le plus vif l'une à l'autre, et se communiquent entièrement leurs pensées. Tout est commun, leurs plaisirs ainsi que leurs peines. Un ami est sûr que son ami fera tout ce qu'il pourra pour le rendre heureux. Il jouit de tous les plaisirs que son ami peut lui procurer.
L'amitié n'est vraiment délicieuse que pour l'âme sensible, pour le cœur vertueux.
Trop de sagesse et trop de raison éloignent du bonheur.
Les hommes en général ne sont que de grands enfants.
La femme la plus respectable est celle dont on parle le moins.
Il est de la nature de l'esprit de l'homme civilisé de chercher à perfectionner tout ce qu'il fait.
Un pédant est fatigant, il affecte le savoir que souvent il n'a pas.
Le bon sens est la qualité la plus désirable dans le commun des hommes. Il entretient l'harmonie dans la société. Un homme de bon sens y maintiendra l'ordre, la paix, la tranquillité ; ce que ne ferait pas toujours l'homme d'esprit.
Le sage donne tous ses soins à ce qu'il fait ; mais, convaincu qu'il n'appartient pas à l'humanité d'atteindre à la perfection, il se contente du bien, sans chercher le mieux.
En voulant atteindre le mieux, on gâte bien souvent ce qui était bien.
L'indolence est le défaut des gens dont le tempérament est flegmatique.
Un travail opiniâtre surmonte tous les obstacles. L'homme qui veut réussir doit être pénétré de cette vérité.
La journée est trop courte pour l'homme occupé.
L'oisiveté non seulement éloigne le bonheur, mais elle est la mère de tous les vices, et le tombeau de la vertu.
La première règle de la sagesse est de rendre son existence aussi agréable qu'on le peut. Rien n'éloigne plus du bonheur qu'une humeur triste et sombre ; rien ne peut rendre plus heureux qu'une aimable gaieté.
Heureux ceux qui peuvent toujours être gais ! Ce sont des caractères dignes d'envie. L'aimable gaieté est un des plus beaux présents de la nature ; elle est une source continuelle de plaisirs. Celui qui est naturellement gai s'amuse de tout. Il communique sa gaieté à ceux qui l'approchent ; il ne voit dans chaque événement que la face riante ; il sait en éloigner tout ce qui pourrait l'affliger.
On juge toujours les hommes par leur maintien, et ce jugement est rarement faux. La manière de se tenir, de marcher, de parler, de se vêtir, de manger annonce, d'une façon assez sûre, le caractère de l'individu.
La personne aimable est désirée de tout le monde, elle fait les délices de la société.
Chez une personne aimable, tout plaît en elle. Son air est gracieux, ses manières sont affables ; ses procédés sont honnêtes : elle n'ouvre la bouche que pour dire des choses agréables. Toutes ses actions inspirent de l'intérêt. Enfin, elle a l'art de captiver tous les cœurs.
La bassesse est le vice des petites âmes.
L'amour-propre cache les défauts, et les érige en vertus.
Estimez-vous tout votre prix, soyez modeste, mais jamais humble.
Qui s'humilie cherche à s'élever.
L'homme modeste demeure à sa place sans vouloir s'élever au-dessus, ni s'abaisser au-dessous des autres. La modestie est aussi éloignée de l'orgueil insolent qui cherche à se placer au-dessus des autres, que de la sotte humilité qui veut s'abaisser.
L'homme hautain qui cherche à humilier son semblable est l'homme le plus méprisable.
Nul être n'est aussi méprisable qu'un fat, la fatuité est l'excès de la vanité.
Si la fierté est l'apanage des grandes âmes, la vanité appartient aux âmes faibles.
L'orgueilleux ajoute, à la haute idée qu'il a de lui-même, beaucoup de mépris pour les autres ; il les dédaigne et les repousse avec hauteur. C'est ce qui rend l'orgueil si intolérable.
On ne doit prendre de résolution qu'après un mûr examen.
La mollesse est le dernier degré de la faiblesse. L'homme mou est sans caractère, sans force, sans énergie. Il n'est vertueux qu'autant que les circonstances le lui permettent. Tout obstacle qu'il rencontre le fait dévier de sa route.
Chaque personne, dans la société, ambitionne une fortune qui puisse fournir à ses besoins, pour jouir de l'indépendance. Cette indépendance, si chère à tous les hommes, l'est encore bien davantage à l'âme noble et fière, qui ne saurait supporter l'idée de dépendre de qui que ce soit.
Il n'y a point de vrai bonheur sans la santé, car, lorsque le corps est dans les souffrances, l'âme ne saurait goûter aux plaisirs.
Le premier des devoirs du sage est d'apprendre à se connaître soi-même, il ne saurait remplir sa tâche sans cette connaissance.