Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard.

Sa biographie :

Jules Renard Romancier, journaliste, poète et auteur dramatique français né le 22 février 1864 à Châlons-du-Maine dans le département de la Mayenne, Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard, est mort le 22 mai 1910 à l'âge de 46 ans à Paris. Il est né à Châlons-du-Maine où son père, entrepreneur de travaux publics (construction du chemin de fer de Laval à Caen), était momentanément fixé. Quoique né dans la Mayenne, Jules Renard revendique hautement la qualité de Nivernais, son père étant originaire de Chitry-les-Mines, commune française située dans le département de la Nièvre en région Bourgogne-Franche-Comté. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.

Les 72 citations de Jules Renard :

Toute sa vie il eut l'esprit gros, mais il n'en naquit jamais rien.

Jules Renard - Journal du 1er avril 1893.

Le véritable courage consiste à être courageux précisément quand on ne l'est pas.

Jules Renard - L'écornifleur, XVI (1892)

Un pédant est un homme qui digère mal intellectuellement.

Jules Renard - Journal du 18 mars 1890.

S'évanouir, c'est se noyer à l'air libre ; se noyer, c'est s'évanouir dans l'eau.

Jules Renard - Journal du 13 décembre 1887.

L'homme marié est au garçon ce qu'est un volume relié à un volume broché.

Jules Renard - Journal du 8 avril 1889.

Quand on se réjouit d'être jeune, et qu'on remarque qu'on se porte bien, c'est la vieillesse.

Jules Renard - Journal du 2 mars 1903.

Ne jamais être content : tout l'art est là.

Jules Renard - Journal du 28 avril 1891.

Les remords qui passent dans leur petit costume de gendarmes.

Jules Renard - Journal du 9 octobre 1900.

Il n'y a que ce qu'on fait qui n'est jamais étonnant.

Jules Renard - Journal du 1er août 1889.

La bonté ramollit peut-être, et c'est ce qu'on peut dire de plus fort contre elle.

Jules Renard - Journal du 1er janvier 1901.

Venise, oui, je sais. Le soir, c'est presque aussi bien illuminé que la gare de Lyon.

Jules Renard - Journal du 1er janvier 1901.

Je connais mon chemin, comme un ruisseau, le sien.

Jules Renard - Journal du 29 décembre 1900.

Les prêtres vendent la peau de la Grande Ourse avant d'avoir le ciel.

Jules Renard - Journal du 29 décembre 1900.

Si un seul cochon savait sa destinée, avec cette gueule, ces dents, ces cris, cette tête lourde et puissante, la race humaine aurait vite le dessous.

Jules Renard - Journal du 26 décembre 1900.

Les ironistes, ces poètes scrupuleux, inquiets jusqu'à se déguiser.

Jules Renard - Journal du 18 décembre 1900.

Ce que cet écrivain dit du cœur est si fade qu'on en a mal au cœur.

Jules Renard - Journal du 29 novembre 1900.

Mon talent ne sera peut-être plus qu'un cahier d'expressions.

Jules Renard - Journal du 28 novembre 1900.

J'attends, pour travailler, que mon sujet me travaille.

Jules Renard - Journal du 22 novembre 1900.

La pluie pose à terre des miroirs à étoiles.

Jules Renard - Journal du 15 novembre 1900.

Une femme avec de bons yeux de gruyère.

Jules Renard - Journal du 14 novembre 1900.

Le rêve, ce n'est que de la vie éperdument dilatée.

Jules Renard - Journal du 12 novembre 1900.

Je ne demande pas mieux que d'être bien avec Dieu. Ma foi, je crois en Dieu, s'il est bon.

Jules Renard - Journal du 6 novembre 1900.

Il y a des racontars en bien comme en mal.

Jules Renard - Journal du 24 octobre 1900.

L'homme, qui aime le gibier faisandé, traite les vautours de mangeurs de charogne.

Jules Renard - Journal du 14 octobre 1900.

Une petite sonnette à mon porte-plume pour que je ne m'endorme pas.

Jules Renard - Journal du 9 octobre 1900.

Vieille : toute la grêle de la vie lui est tombée dessus.

Jules Renard - Journal du 11 août 1900.

Ma tête biscornue fait péter tous les clichés.

Jules Renard - Journal du 8 août 1891.

Il y a des seins qui fondent dans la main de l'amant.

Jules Renard - Journal du 3 juillet 1900.

J'aime mieux être impoli que banal.

Jules Renard - Journal du 26 juin 1900.

La rivière déborde, et les bœufs, inquiets, traversent la mer.

Jules Renard - Journal du 19 juin 1900.

Vous pleurez, madame ? Ah ! prenez garde à votre peinture !

Jules Renard - Journal du 18 juin 1900.

Maintenant, il faut lire entre les lignes du téléphone.

Jules Renard - Journal du 18 juin 1900.

Les jets du ventre en avant ne sont que lubriques, mais le roulis des fesses, des hanches, des seins, des épaules, et le petit va-et-vient de la tête, c'est très bien.

Jules Renard - Journal du 12 juin 1900.

J'aimerais à gagner beaucoup d'argent, pour le plaisir de dire, en versant sur la table l'or et les billets pliés comme des mouchoirs de poche : « Voilà, payez-vous ! » Tantôt je réclame toute justice et je donne deux sous comme un sou à mes pauvres, tantôt je veux, moi aussi, lutter pour mes pauvres.

Jules Renard - Journal du 10 juillet 1894.

Pour arriver, il faut mettre de l'eau dans son vin, jusqu'à ce qu'il l'y ait plus de vin.

Jules Renard - Journal du 3 juillet 1894.

De petits nuages blancs montent de la terre comme si on lui tondait la laine sur le dos.

Jules Renard - Journal du 1er juillet 1894.

Il était si laid que, lorsqu'il faisait des grimaces, il l'était moins.

Jules Renard - Journal du 4 décembre 1891.

À la manière dont il... se fouillait le nez, je vis quel était son genre de talent.

Jules Renard - Journal du 29 mai 1894.

Il fait calme : mon paysage est au fond de la mer.

Jules Renard - Journal du 16 mai 1894.

Un singe a grimpé dans l'arbre de ma vie, et me fait la grimace au plus haut de ses branches.

Jules Renard - Journal du 16 mai 1894.

Un sommeil d'enfant que ne troubleraient pas même des cris d'enfant.

Jules Renard - Journal du 9 mai 1894.

Il faut bien laisser refroidir sa prose, comme une crème avant d'y goûter.

Jules Renard - Journal du 7 mai 1894.

Tout le jour, je me suis drogué de tristesse.

Jules Renard - Journal du 9 avril 1894.

Pour détruire les mouches, se mettre tout nu et s'enduire de glu liquide, mélangée d'un peu de miel ou saupoudrée de sucre, et se promener dans sa chambre. Les mouches attirées viennent se coller sur votre peau. Vous les prenez comme vous voulez. Le procédé manque d'élégance, mais il est infaillible.

Jules Renard - Journal du 7 avril 1894.

Dans le monde, multiplier son ennui par celui des autres.

Jules Renard - Journal du 4 avril 1894.

Ce n'est pas difficile d'être exquis de temps en temps, mais l'être toute sa vie !

Jules Renard - Journal du 29 mars 1894.

La gloire d'hier ne compte plus ; celle d'aujourd'hui est trop fade, et je ne désire que celle de demain.

Jules Renard - Journal du 20 mars 1894.

Le soleil ne s'est pas levé aujourd'hui. Il a sucé un peu de neige et s'est recouché, bien affaibli.

Jules Renard - Journal du 16 mars 1894.

Notre vie, c'était comme un lac d'amitié traversé par un courant d'amour.

Jules Renard - Journal du 15 mars 1894.

Un teint d'une telle sensibilité qu'il change avec les nuages, comme la mer.

Jules Renard - Journal du 4 février 1894.

Il marchait sans bruit, comme un poisson.

Jules Renard - Journal du 4 février 1894.

Les enfants devraient être des apparitions facultatives.

Jules Renard - Journal du 4 février 1894.

La bonne, dans sa cuisine, fait beaucoup de tapage en remuant ses casseroles pour couvrir le bruit du monsieur dérangé, à côté dans les cabinets.

Jules Renard - Journal du 12 janvier 1894.

Il consentait à manger très mal au restaurant parce que le patron le connaissait très bien, tout en l'appelant toujours d'un faux nom, autre que le sien.

Jules Renard - Journal du 11 janvier 1894.

Une langue comme cette huître qu'on appelle pied-de-cheval.

Jules Renard - Journal du 11 janvier 1894.

Des regards comme des éclairs de chaleur.

Jules Renard - Journal du 11 janvier 1894.

Le Christ n'est plus qu'un sujet littéraire à la mode.

Jules Renard - Journal du 26 décembre 1893.

Tire, traîne ton filet : tu ramèneras peut-être dedans quelques menus bonheurs.

Jules Renard - Journal du 18 septembre 1893.

Ayant quelques sous, je me suis dit : « Si je cherche à en gagner d'autres, les gens me blâmeront, puisque j'en ai déjà. Et, si je me contente de ce que j'ai, les gens ne me trouveront aucun mérite à faire de l'art pour l'art, puisque je n'ai pas besoin de gagner ma vie. » Et, après ce raisonnement un peu dur, j'ai fait ce que j'ai voulu.

Jules Renard - Journal du 6 septembre 1893.

Heureux dans un coin pas plus grand qu'une étoile.

Jules Renard - Journal du 20 juin 1893.

Ma tête est une fleur, mais une fleur montée, et elle doit avoir un fil de fer dans la gorge.

Jules Renard - Journal du 31 août 1892.

L'incompréhensible dit toujours : Mais tu ne comprends donc rien !

Jules Renard - Journal du 27 juillet 1892.

Le chien se retira de la chienne comme une carotte rouge d'un pot de graisse.

Jules Renard - Journal du 2 mai 1892.

Un rire triste comme un clown en habit noir.

Jules Renard - Journal du 28 mai 1890.

Chaque homme dans une discussion est nombreux comme les grains de sable de la mer.

Jules Renard - Journal du 23 avril 1892.

En amour, on pisse de l'or.

Jules Renard - Journal du 5 novembre 1887.

Une mauvaise habitude est de refouler les larmes quand il faudrait les laisser couler.

Jules Renard - Journal du 20 mars 1891.

Quand on n'a plus à compter sur rien, il faut compter sur tout.

Jules Renard - Journal du 21 novembre 1887.

Un homme intelligent arrive toujours à résoudre un théorème, pas toujours à réussir un poème.

Jules Renard - Journal du 6 novembre 1901.

Quand un train passe sur une plaque tournante, les wagons ont l'air d'avoir le hoquet.

Jules Renard - Journal du 16 août 1889.

L'horreur des bourgeois est bourgeoise.

Jules Renard - Journal du 10 avril 1889.

La vie est courte, mais on s'ennuie quand même.

Jules Renard - Journal du 24 mai 1902.

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