Louis Belmontet.
Biographie :
Homme politique, publiciste et poète français né le 26 mars 1798 à Montauban en région Midi-Pyrénées, Louis Belmontet est mort le 14 octobre 1879 à Paris. Poète bonapartiste et romantique, il consacra la plupart de ses œuvres à son idole et à sa famille : Les Mânes de Waterloo, Les funérailles de Napoléon, Les Impérialistes, Les Napoléoniennes, L'Empereur n'est pas mort, et Le fils de Napoléon III. Plusieurs fois couronné par les Jeux Floraux, notamment en 1823, il meurt à l'âge de 81 ans à son domicile parisien. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 67 citations de Louis Belmontet :
Le chagrin est pour tous un commun héritage. Triste, on est plus aimé, l'on aime davantage ; car le cœur en aimant cherche à se ranimer, et qui n'a point souffert n'est point digne d'aimer.
Aimer c'est s'abdiquer dans un autre soi-même, dès que le cœur se donne, il vit dans ce qu'il aime.
Crains et n'écoute qu'à demi, même un serment d'un ennemi.
Montre peu, si tu veux n'en être pas fâché, les défauts d'un voisin avec un doigt taché.
Aimer, c'est n'avoir plus l'empire de soi-même, on est esclave en sa maison. On a mis tout entier son cœur dans ce qu'on aime, et c'est au cœur qu'est la raison.
Avec l'amour aux saints accords, le corps est âme et l'âme est corps.
Que leur amour est différent ! L'homme en fait un combat et la femme un service. Le véritable amour n'est qu'un long sacrifice : La femme donne et l'homme prend.
O femme, ta puissance est l'art de la faiblesse. Ta douce servitude est encore ta noblesse.
Rien ne rend meilleur et n'attache comme les sentiments d'une femme sans tache.
L'amour, du mariage est la première fête. En s'usant il s'épure, il se retire au cœur : En amitié profonde il change sa défaite, et prend le nom de son vainqueur.
Mère, à l'art de prévoir ne sois pas étrangère, la première richesse est d'être ménagère.
Jeune fille aime en toi la peur de mal agir, le plus beau don du ciel c'est le don de rougir.
Femme dont le bonheur est presque une chimère, c'est le chemin du ciel que tu prends, étant mère.
De l'éducation le chemin est ardu. Mères, enfant gâté veut dire : cœur perdu.
Femme pure est pour l'homme épris de sa beauté, ce qu'un manteau d'hermine est à la royauté.
La femme enfant nous plait par son cœur qui fleurit ; jeune, par sa beauté ; vieille, par son esprit.
L'homme n'est qu'avec lui dans sa paternité : la femme est avec Dieu dans sa maternité.
La femme est, par le cœur servie, l'institutrice de la vie.
Malheur à l'âme personnelle ! Toute sa ressource est en elle.
Que nous font les trésors qu'on ne sait qu'enfouir ? Ce n’est pas les avoir que de n'en pas jouir.
L'avarice, qui hait ceux que le sort opprime, est une pauvreté qui jouit de son crime.
Le serpent qui digère et rampe dans sa joie, n'est-ce pas l'égoïsme à son bonheur en proie ?
Pour les quelques heureux qui règnent ici-bas, usufruitiers du globe, combien d'infortunés éveillés avec l'aube, qui vivent... pour ne vivre pas !
Qui veut faire du bien, s'il y met du retard, il désoblige ceux qu'il oblige trop tard.
Il faut, pour escompter l'avenir à valoir, faire non ce qu'on veut, mais ce qu'on doit vouloir.
Même la pauvreté résiste avec noblesse, car notre force alors naît de notre faiblesse.
Tous les livres sacrés en démontrent l'écueil : Le plus grand ennemi de l'orgueil, c'est l'orgueil.
Malheureux sont les temps où n'étant plus novices, à l'égal des vertus se pavanent les vices !
Lorsque du monde on est avide, c'est qu'on est vain ou qu'on est vide.
Nous aimons nos défauts tôt ou tard expiés : Le cerf vante ses bois et critique ses pieds.
Dieu fit de la vertu le grand dominateur : Elle est roi de la vie ; elle est le créateur.
Après celui d'avoir des enfants pour nous suivre, le bonheur le plus vrai pour qui vit, c'est de vivre.
Trop de bonheur, trop de malheur, nous ôtent de notre valeur.
Longue tristesse est un linceul qu'on se tisse pour le cercueil.
Un orgueil roturier, plus qu'il ne l'imagine, en voulant s'ennoblir trahit son origine.
Un extrême souvent à l'extrême s'allie. On est fou de sagesse et sage de folie.
Savoir estimer, don suprême, n'est-ce pas s'estimer soi-même ?
Biens désirés sont pleins d'appas : Qu'on aime bien ce qu'on n'a pas !
La raison a souvent de la mélancolie ; le grand rire est toujours l'éclair de la folie.
Les passions, par qui tant de cœur se dépense, mènent, à notre insu, plus avant qu'on ne pense.
Le fluide divin agite en son courant L'infiniment petit et l'infiniment grand.
Le monde est travaillé d'une âme universelle, et le système entier vit dans chaque parcelle.
Chaque mal a son miel, chaque bien son mordant : En gagnant nous perdons, nous gagnons en perdant.
L'ombre plaît à l'amour, il aime l'imprévu : Son charme fuit dès qu'il est vu. Des délices du cœur, le mystère est le voile. C'est dans la nuit que luit l'étoile.
N'ayez, pour qu'on vous mette au rang des bons apôtres, mauvaise opinion ni de vous ni des autres.
Se taire est l'art du cœur dans l'homme comme il faut : Le silence de ceux qui pensent parle haut.
Dans les actes du monde, où chacun a son rôle, le silence en tout temps vaut mieux que la parole.
Deux êtres en s'aimant font leur destin si beau, qu'ils se sentent encore vivre après le tombeau.
Dans le monde, où tout beau discoureur se prélasse, le sage est un cadran que dans l'ombre on déplace. Le penseur éloquent, au grand air, s'appartient. Le cadran, au soleil, marque l'heure qui vient.
L'air du monde amoindrit toute vertu loyale. La grande âme se perd dans l'âme sociale.
La conversation, en ses feux passagers, est un briquet qu'on bat avec des mots légers.
C'est par les yeux en nous que pénètre le jour ! N'est-ce pas aussi par les yeux que pénètre l'amour ? Par un filtre invisible il descend, il dilate, et l'existence au cœur comme la foudre éclate.
À tout culte de l'âme il faut un sanctuaire. Trop de pourpre en amour en devient le suaire.
L'homme vit pour l'honneur, la femme pour l'amour. Toute sa vie elle aime, et l'homme n'aime qu'un jour.
La gloire, les honneurs, la fortune, les armes, sont les seules amours qui pour l'homme aient des charmes ; la femme, jeune fille, épouse, et mère enfin, d'abord aime, aime encore, aime jusqu'à la fin.
Rendre le bien au mal, c'est un cœur qu'on prélève ; rendre le mal au bien, c'est aiguiser un glaive.
La femme sait cacher sous d'ondoyants rideaux même la beauté de son âme, et même au doux courant de ses désirs la femme comme un rameur tourne le dos.
Nos traits gravent en nous notre sincérité ; la physionomie est une vérité.
À quoi sert un grand luxe aux riens éblouissants ? À mieux faire éclater les mérites absents.
Ton âme est ta valeur, et tout ce qui vient d’elle est le seul trésor qui soit tien.
La femme boit l'amour dans une coupe amère dont Dieu dore les bords quand elle devient mère.
La vie est pour la tombe un grain ensemencé, dès qu'elle finit, au paradis elle a recommencé.
Dans l'existence tout s'engrène : Mal et bien ont et fleur et graine.
Quand par l'art de plaire excité, femme, ton cœur s'enfle et se gâte, tu fais de la simplicité une imposture délicate.
Le bien qu'on a fait, quand on s'aide, est tout ce que la mort possède.
Les rois sages ont l'art, aux époques douteuses, de redresser les lois quand elles sont boiteuses.
Nouveau gouvernement, existence en travail : La voile sous le vent n'est pas le gouvernail.