Louis-Philippe de Ségur
Biographie :
Homme politique, historien, poète et chansonnier français né le 10 septembre 1753 à Paris, le marquis Louis-Philippe de Ségur est mort le 28 août 1830 dans sa ville natale à l'âge de 76 ans.Les 61 citations de Louis-Philippe de Ségur :
Le sentiment est plus persuasif que l'esprit.
Lorsque l'ambition s'empare de l'âme, elle y étouffe tout autre sentiment, dès qu'elle parle, la nature se tait.
Le principal avantage de la justice et de la bonne foi, c'est de rendre la force inutile.
On recommence ses fautes quand on les oublie.
Pour un observateur attentif, la physionomie est le portrait du caractère.
Il est plus dangereux d'attaquer la superstition que la foi.
J'aime beaucoup mieux dire des sottises qu'en entendre.
L'hymen est le port de l'amour.
La paresse est le limon de l'esprit.
Rien ne s'abaisse si bas que l'orgueil qui veut s'élever.
Quand la vérité ne choque pas, elle excite l'admiration et la porte jusqu'à l'enthousiasme.
Ne parler de ses amis avec éloge, c'est ne pas faire le sien.
L'excès de l'amour de l'indépendance produit le désordre, affaiblit les forces qu'il divise, et détruit les ressorts qu'il use à force de les tendre.
Le sort de toute nation divisée est de devenir la proie de l'étranger.
Tel est le malheur des guerres d'opinions, soit politiques, soit religieuses : chacun, voyant la vertu de son côté et le crime dans le camp ennemi, croit tous les moyens légitimes pour arriver à son but, et enfreint sans scrupule les règles de la morale et de la justice.
Le fanatisme politique est aussi étranger que le fanatisme religieux aux principes de justice et aux sentiments d'humanité.
Le despotisme, qui se joue de la raison et des hommes, se plaît aux choix les plus bizarres.
Dans tous les temps les mêmes passions produisent les mêmes effets : on a vu et on verra toujours l'esprit de parti créer des conspirations pour se donner le droit et le mérite de les punir.
Selon l'ordre éternel, l'abaissement a son terme comme l'élévation.
La modestie n'est pas incompatible avec la fierté.
La fierté résiste plus que l'orgueil.
Le devoir des femmes est d'être vertueuses ; leurs privilèges semblent les borner à le paraître : quelques unes savent et font leur devoir ; plusieurs oublient leur devoir ; mais toutes se souviennent de leurs privilèges.
Une femme fidèle, tendre et féconde, est l'ornement de sa maison, la félicité de son époux et la gloire de son sexe.
Une femme adultère est une mère sans entrailles.
Les revers ralentissent mais n'arrêtent pas l'ambition.
La pire des tyrannies est celle qui opprime la pensée.
Une heureuse vieillesse est le fruit d'une sage jeunesse : l'une a préparé à l'autre de nobles voluptés.
La colère, l'envie, la vengeance et la haine sont des torches qui embrasent la terre.
La sottise est une maladie contagieuse, surtout chez les sots.
Les grands malheurs font sentir le besoin des grands talents.
On peut tout enlever aux hommes tant qu'on leur laisse l'espérance.
Plus les repentirs sont prompts, plus ils en épargnent d'inutiles.
Les hommes sentent mieux le besoin de guérir leurs maladies que leurs erreurs.
La douceur n'est souvent qu'une vanité de se faire aimer de tout le monde.
Les lois tyranniques sèment la haine et recueillent la révolte.
La bienfaisance ne vieillit jamais ; elle s'améliore avec l'âge, et devient une habitude.
Se venger de l'injustice de son pays, c'est la justifier.
La vraie dévotion est tolérante comme la vraie philosophie.
L'amour ne connaît point d'obstacles ; là où il existe, il opère des prodiges.
Lorsque l'hypocrisie jette ses voiles, la trahison règne sans pudeur.
Le sort de la vertu est d'être presque toujours dupe du vice.
L'hypocrisie s'attire l'amitié des méchants par ses vices.
L'hypocrite est l'être le plus habile pour s'attirer l'estime des honnêtes gens.
Le jeune homme court à la mort, mais elle vient au-devant du vieillard.
Le temps ordinairement explique tout.
Il y a bien peu de gens pour qui la vérité ne soit pas une sorte d'injure.
Le génie seul peut triompher de toutes les erreurs, mais non de l'envie ; en l'éclairant, il l'enflamme.
Les paix honteuses ne sont jamais longues.
Les manifestes sont les voiles de la politique.
Le vrai secret d'affermir son autorité, c'est de la fortifier par l'amour.
L'autorité qu'on méprise est bientôt bravée.
Toute autorité abuse de ses avantages.
Les coutumes les plus absurdes sont celles qui résistent le plus longtemps à la raison.
La sagesse qui fait rougir éloigne ; celle qui fait sourire rapproche.
L'envie est l'ombre de la gloire, et la suit toujours.
La flatterie est de tous les poisons celui qui donne le plus de vertiges.
On commande aux hommes dès qu'on les étonne.
L'adversité élève les caractères qu'elle ne dégrade pas.
L'amour éternise ce qu'il éprouve, et divinise ce qu'il aime.
L'amour qui vient du cœur s'enflamme par le plaisir, s'accroît par le bonheur, et perfectionne ce qu'il admire.
Une finesse habituelle doit rendre un homme suspect.