Victor Cherbuliez.
Sa biographie :
Victor Cherbuliez est né à Genève en Suisse le 19 juillet 1829, il est mort à l'âge de 69 ans à Combs-la-Ville dans le département de la Seine-et-Marne le 1er juillet 1899. Victor Cherbuliez était un académicien, romancier, auteur dramatique, journaliste, essayiste et critique littéraire français. Découvrez sa biographie complète sur Wikipédia.Les 68 citations de Victor Cherbuliez :
Si l'amour est un enfant de la nuit, la nature l'a condamné à chercher tôt ou tard la lumière, dût la lumière le tuer.
Il y a dans chaque enfant un sauvage qu'il faut apprivoiser.
À une certaine hauteur, tous les grands esprits se rencontrent.
Les étoiles sont des yeux d'or qui nous voient.
Un sot nous semble comique quand nous découvrons qu'il se croit un homme et qu'il n'est, en vérité, qu'une marionnette.
On croit ce qu'on peut. Il faut bien croire à quelque chose.
Si simples que soient leurs goûts et leurs manières, si sobre que soit leur langage, si unie que soit leur conduite, les hommes supérieurs sont toujours taillés en pleine étoffe, et, dans les âmes étoffées, il y a toujours des contrastes.
Toute chose a ses affections, lesquelles, agissant sur notre âme, y produisent ces vibrations plus ou moins énergiques, plus ou moins prolongées qu'on appelle des passions.
Grand Dieu ! où en serions-nous si l'on était tenu d'épouser toutes les femmes qu'on aime ?
Je suis un morceau trop friand pour épouser n'importe qui !
Le courage qui se puise au fond d'un verre de vin est un courage de mauvais aloi.
Mon occupation favorite est de m'occuper de moi, mais pour rendre ce passe-temps plus délicieux, il sera bon que je m'occupe quelquefois d'autre chose.
Lorsqu'on ne s'occupe pas de politique, elle vous joue quelquefois le mauvais tour de s'occuper de vous.
L'homme qui n'a pas reçu quelque grâce d'en haut n'est qu'une machine, et l'amour n'est qu'une ivresse de la chair, accompagnée de la joie de posséder et de la brutale insolence d'une victoire douce à l'orgueil.
Les femmes sont des êtres plus ou moins pensants, plus ou moins réfléchissants, et, pour leur plaire, pour toucher leur cœur, il faut avoir quelque esprit ou quelque talent, ou quelque grâce ou quelque vertu, s'ingénier, se donner de la peine, se montrer par ses beaux côtés.
L'homme de génie a des façons de sentir et de penser qu'il ne doit à personne, qu'il n'a héritées de personne, qui sont en lui on ne sait comment ; c'est le secret de la nature ou de Dieu.
Le véritable artiste est un maître de ballet qui apprend aux passions à former des pas.
Le détail est une vermine qui ronge les grands ouvrages.
Dans toute querelle il y a les raisons qu'on dit et celles qu'on ne dit pas.
Il est des querelles purement oiseuses, absolument inutiles, querelles de cordeliers qui ressemblent, comme le disait Voltaire, à des ballons remplis de vent que les combattants se renvoient ; les vessies crèvent, l'air en sort, il ne reste rien !
Oh ! la reconnaissance, la reconnaissance ! C'est un boulet que je traîne au pied depuis dix ans, et nous ferions bien de nous jeter tête baissée dans le premier torrent venu, moi et mon boulet, mon boulet et moi !
Beaucoup d'habileté se cache parfois sous des gaucheries apparentes.
Les petites considérations sont parfois le tombeau des grandes choses et des grands bonheurs.
La petite morale tue la grande.
Il est certain que l'ingratitude simplifie tout, mais n'est pas ingrat qui veut.
Ce n'est pas tout de vouloir une chose, il faut que les choses veuillent de nous.
Il est dangereux de faire redire à une petite trompette les éclatantes fanfares d'un clairon de haut bruit.
Vivre et laisser vivre les autres, même les hommes et les idées qu'on n'aime pas, voilà le fond du libéralisme.
Quand on a du caractère, une fois résigné à l'inévitable, au lieu d'atermoyer, de réclamer des sursis, on n'a plus que le désir de hâter le dénouement et d'en finir au plus vite.
Les plus honnêtes gens peuvent avoir des amis compromettants ; c'est un malheur, ce n'est pas un crime.
Une sensibilité maladive rend impropre à la vie.
Il est sage d'essuyer de bonne grâce les inégalités de son humeur.
Les passions âcres empoisonnent la vie.
Souffrez que je vous dise toute ma pensée : Vous seriez quelque temps son joujou, pour ne plus être ensuite que sa ménagère.
Il y a des gens riches qui sont presque honteux d'avoir tant d'argent !
Le bonheur qu'une mère goûte se multiplie et s'étend autour d'elle.
La vie a du bon, mais que savons-nous si la mort ne nous tient pas en réserve des plaisirs plus vifs ?
Tous les grands hommes ont leurs années de candeur ; mais le naïf qui est en eux s'use vite, et ils sont impitoyables dans la revanche qu'ils prennent de leurs crédulités.
Le besoin de se plaindre est la plus chère passion des hommes.
Les hommes se plaisent à tourmenter ce qu'ils aiment.
Je ne suis pas homme à épouser une fille pour ses beaux yeux.
C'est parfois bien commode et bien facile de faire parler les morts.
La ville pour ceux qui n'aiment que les vergers, les pâturages et les champs, feront bien de n'y pas aller.
Certains dévouements sont incommodes.
Il y a beaucoup de gens en ce monde destinés à raisonner mal, d'autres à ne point raisonner du tout, mais il y en a beaucoup d'autres qui aiment à persécuter ceux qui raisonnent.
On n'est optimiste qu'à la condition de voir les choses en gros plus qu'en détail ; car dans l'histoire comme dans la vie le détail est odieux.
La coquetterie de certaines femmes sauvegarde leur vertu.
Il y a des esprits éternellement inquiets.
C'est dans le malheur que les raffinés, qui eurent toujours le goût des distractions, reprennent leurs avantages ; leur curiosité les aide à s'oublier eux-mêmes.
Les subtilités de l'esprit tiennent parfois lieu des délicatesses du cœur.
Rien de ce qui passe sur la surface du globe pour les curieux ne leur est indifférent, ils aiment à recevoir des informations précises de tous les coins de l'univers, à savoir exactement ce qui se dit et se fait à Hong-Kong ou aux Îles Fidji, quels événements se préparent dans les Bermudes ou à Singapour.
Pour le touriste, le monde est un promenoir.
Aux champs, tout donne à penser.
La femme qui veut à toute force jouer un rôle tue son bonheur et celui des autres.
L'imagination détourne les choses de leur fin naturelle et les fait servir à ses plaisirs.
La société est un grand corps sans âme et sans cœur.
Il y a des esprits ainsi faits que les accessoires les tracassent plus que le principal.
L'intelligence est le vrai fondement de l'admiration et de l'amour ; par conséquent ce qui nous donne le plus profondément l'intelligence des choses est aussi ce qui nous en révèle le mieux la réelle beauté.
Ceux qui n'ont été que des demi-mondains, des demi-pécheurs, des demi-incrédules, ne deviennent jamais que des demi-saints.
Il y a des gens qui passent leur vie à faire de grandes parties de plaisir dans leur conscience.
Les consciences qui ont beaucoup roulé, perdent en roulant leurs angles, leur raideur et leur virginité.
On croit parce qu'on croit, et on n'aura jamais de meilleure raison de croire.
La poésie est une eau courante ; dès qu'elle s'arrête, elle croupit.
En matière de courage, il est bon d'avoir l'occasion de voir le fond de son sac ; rien n'est plus propre à vous guérir un hâbleur de la sotte manie des fanfaronnades.
Heureux de ton seul bonheur, je serai encore assez riche et assez noble pour te faire le plus grand des sacrifices, en mourant à tes pieds.
Il faut avoir plus de dix-sept ans pour deviner le prix d'une amitié sincère, fût-elle un peu grondeuse !
On peut être à la fois très passionné et très flegmatique.
Il est plus facile de mortifier son esprit que ses passions.