François-Marie Arouet, dit Voltaire
Biographie :
Écrivain et philosophe français né le 21 novembre 1694 à Paris, François-Marie Arouet, dit Voltaire, est mort le 30 mai 1778 dans sa ville natale. Chef de file du parti philosophique, il combat toute sa vie le fanatisme religieux et l'injustice, et se bat pour la tolérance et la liberté de penser. Élu à l'Académie française le 2 mai 1746, Voltaire meurt en 1778 dans l'hôtel de son ami le marquis de Villette. Il fut enterré à l'Abbaye de Scellières située à Romilly-sur-Seine dans l'Aube, puis ses restes furent transportés au Panthéon de Paris le 11 juillet 1791.Les 86 citations de Voltaire :
Tous les vrais philosophes ont reconnu que le hasard est un mot vide de sens.
Persister dans sa faute est horrible et funeste.
Le plus grand écueil des arts dans le monde, c'est ce qu'on appelle les lieux communs.
Les talents ne sont pas faits pour rendre heureux.
Les récompenses ne sont faites que pour les gens qui écrivent des choses utiles, et non pour ceux qui ne sont connus dans le monde que par l'envie de se faire connaître.
Les plus grandes inimitiés produisent moins de crimes que le fanatisme.
Nous sommes presque toujours les artisans de nos disgrâces.
L'esprit de curiosité, donné de Dieu à l'homme, nous emporte sans cesse au delà du but.
Quand on veut trop orner son esprit, on cache sa beauté.
La raison est la fille du temps, et elle attend tout de son père.
Mieux vaut tard que mal, et cela en tout genre.
Les hommes semblent être des ballons que la main du sort pousse sans cesse et d'une manière irrésistible : nous faisons deux ou trois bonds, les uns sur du marbre, les autres sur du fumier, et puis nous disparaissons à jamais. Tout bien calculé, voilà notre lot.
L'intérêt à croire une chose n'est pas une preuve de l'existence de cette chose.
Retranchez de treize années qui vous restent à vivre le temps du sommeil, et de celui de l'ennui, c'est au moins la moitié : reste six ans et demi que vous passez dans le chagrin, les douleurs, quelques plaisirs et l'espérance.
Annoncer des vérités, proposer quelque chose d'utile aux hommes, c'est une recette sûre pour être persécuté.
En lisant pour la première fois un bon livre, on doit éprouver le même plaisir que si l'on faisait un nouvel ami : relire un livre qu'on a lu, c'est un ancien ami qu'on revoit.
Si les lois pouvaient parler, elles se plaindraient d'abord des gens de loi.
Nous jugeons les ministres comme le parterre juge un opéra, sans savoir la musique.
Un bon livre défendu est un feu sur lequel on marche et qui jette au nez des étincelles.
La science de la cour est comme la chirurgie, qui s'apprend par les blessures des autres.
Les bienfaits sont un feu qui n'échauffe que de près.
La plupart des livres sont comme les gazettes qui ne valent plus rien l'ordinaire suivant.
Un sot porte des sottises comme un sauvageon porte des fruits amers.
La rage de dire des choses nouvelles fait inventer des choses extravagantes.
La douleur est aussi nécessaire que la mort.
Quand on tend un piège avec finesse, on en échappe avec subtilité.
Quiconque est soupçonneux invite à le trahir.
La fermeté est l'exercice du courage de l'esprit : elle suppose une résolution éclairée.
Toutes les passions s'éteignent avec l'âge ; l'amour-propre ne meurt jamais.
La calomnie laisse toujours des cicatrices quand on n'écrase pas le scorpion sur la plaie.
La misérable fumée de la réputation fait trop d'ennemis, et empoisonne trop la vie.
On est moins malheureux quand on ne l'est pas seul.
Quelquefois la persécution suit de près la calomnie.
La calomnie passe les monts et les mers.
Quiconque est tant soit peu homme public est sûr un jour d'être calomnié.
La vérité est de tous les temps, elle est pour tous les hommes.
La vérité est la fille du temps, son père doit la laisser aller à la fin dans le monde.
Qu'on rende service dans quelque genre que ce puisse être, ou peut compter qu'on trouvera des gens qui chercheront à vous écraser.
L'imposture frappe à toutes les portes.
Vous me mandez que vous vous ennuyez, et moi, je vous réponds que j'enrage. Voilà les deux pivots de la vie, de l'insipidité ou du trouble.
Les sottises présentes occupent toujours tout le monde, et les sottises passées n'amusent qu'un très petit nombre de gens oisifs.
Chacun se croit plus cultivé que les autres.
La culture des champs est plus douce que celle des lettres.
La tranquillité est une belle chose, mais l'ennui est de sa connaissance et de sa famille.
Il est bon d'avoir abandonné entièrement son ouvrage quelques mois, c'est la seule manière intelligente de dissiper cette malheureuse séduction et ce nuage qui fait voir trouble.
Notre langue, avec ses maudits verbes auxiliaires, est fort peu propre au style lapidaire.
Dans quel pays ne trouve-t-on pas des hommes insociables avec lesquels il faut vivre ?
Il ne faut pas se fâcher contre ceux qui ne peuvent pas nuire.
Le mieux qu'on puisse faire quand les hommes sont déchaînés, c'est de se tenir à l'écart.
La circonspection est une belle chose, mais en vers, elle est bien triste. Etre raisonnable et froid, c'est presque tout un : cela n'est pas à l'honneur de la raison.