Les proverbes et dictons du Kurdistan
Le dictionnaire contient 170 proverbes et dictons kurdes :
Si tu ne peux offrir du pain de blé, offre au moins des paroles suaves.
Le moulin chante une chanson ; le meunier en chante une autre.
L'honnêteté est comme la goutte d'eau, quand elle tombe, elle se perd.
Un ignorant est comme la lentille : sans envers ni endroit.
L'argent blanc (disponible) est pour les jours noirs (d'angoisse).
Tant qu'il y aura un Kurde, il y aura un Kurdistan.
Tous les humains ne sont pas humain.
Quand le taureau tombe, les couteaux foisonnent sur son cou.
L'humanité commence par l'amour et finit par la haine.
On ne fait pas téter un enfant qui ne demande rien.
Le sourd-muet a ses plaisirs.
Un bon chanteur est capable de chanter, alors même que la demeure croule.
Le plus beau luxe est la simplicité.
L'heure de la vie sonne au moins une fois pour chacun de nous, mais nous ne l'entendons pas toujours.
Le danger rend la vie plus savoureuse.
L'époux qui manque d'honneur fais le déshonneur de sa femme.
Cherche-toi, et tu trouveras Dieu.
Si ce n'est pour agir bien, abstiens-toi.
Les mensonges sont orphelins.
Les menaces n'allongent pas la lame du sabre.
Une femme n'appartient jamais tout à fait à celui qui la prend.
L'estomac plein n'a pas pitié de l'estomac vide.
Le pouce ne peut se réjouir lorsque souffre l'index.
C'est en te détachant de la masse que tu prouveras ta valeur.
Remets à demain ton repas, mais non ton labeur.
Un renard éveillé vaut mieux qu'un lion endormi.
Le déshonneur est plus terrible que le tombeau.
Si tu ne peux pas construire une ville, construis un coeur.
Tout homme qui frappe son épouse n'est qu'un lâche.
Tout coq est brave dans sa basse-cour.
L'âne en faisant un pèlerinage ne devient pas pèlerin.
Se vanter d'une belle action est plus facile que de la réaliser.
Trois choses constituent l'honneur d'un Kurde : la femme, l'arme et le cheval.
Le voleur se figure que tout le monde lui ressemble.
Un zeste d'impatience ruine un grand projet.
Une goutte d'impatience fait déborder la tasse.
La langue fait le malheur de la tête.
Les déshérités ne trouvent de secours qu'en Dieu.
La trop grande fatigue du corps vient de l'ignorance du cerveau.
Prier est une chose ; gouverner en est une autre.
Si tu es chasseur, parle de la chasse.
La modestie est agréable, mais ses conséquences sont fâcheuses.
Le voleur préfère que le marché soit animé.
Le menteur est pareil à une source intermittente.
Un testament ne fait pas mourir.
Plus le lac est profond, plus il est glorieux d'y nager.
Ce que tu sèmes aujourd'hui, te le récolteras demain.
La grâce verdoie sur la terre du bienfaiteur.
Le secret le moins gardé fait le tour du monde.
Si la chose donnée ne vaut pas qui la donne, le cadeau est indigne.
Tout arbre a été un arbuste.
Il est des oiseaux dont la chair est comestible, et d'autres qu'il faut nourrir avec de la chair.
La cruche ne revient pas toujours intacte de la fontaine.
Si l'on s'assied près du forgeron, on s'expose à recevoir des étincelles.
Quand on a été mordu par le serpent, on redoute le bruit d'une corde.
Qui se connaît bien est un homme éclairé.
Un sot est comme la chandelle, il n'éclaire pas sa base.
Une rose ne fait pas le printemps.
Sans le coq qui chante, l'aurore luirait quand même.
La sagesse est le bénéfice du malheur.
Il n'a qu'une tête, mais il a mille amours.
L'imbécile ne possède pas même un cheval, et il construit une écurie.
Il faut se rendre utile aux parents et aux amis avant de servir autrui.
C'est en tombant que le cavalier apprend à monter.
La femme qui se couvre trop se découvre en attirant l'attention sur elle.
La vache est morte, nous voici privés de petit lait.
On coupe la tête du coq quand il chante avant l'heure.
Le temple de l'amoureux est dans le cœur de la femme qui l'aime.
Quand le frère est soutenu par le frère, il n'y a que Dieu pour les éprouver.
Revenir sur ses pas quand on a fait fausse route, c'est encore ce qu'on peut faire de mieux.
Le poulet du voisin nous semble avoir la grosseur d'un dindon.
Si tu es riche, tu ne manqueras pas d'oncles paternels et maternels.
Avec la bonté on peut faire se mouvoir un éléphant.
La richesse couvre tous les défauts.
En y mettant le prix, tu parviendrais à faire chasser le prêtre de la mosquée.
Tue l'ours d'abord, ensuite tu pourras vendre sa peau.
On ne discute pas le prix du poisson qui est encore dans la mer.
L'homme ruiné pense à ses anciens amis et à ses anciennes créances.
Le plus petit ennemi peut susciter de grands malheurs.
Il prend part au bonheur du loup, mais il prend aussi part au deuil du mouton.
Les douces paroles font sortir le serpent de son trou.
En marchant à quatre pattes, on ne pourra jamais conquérir Bagdad.
Quand on manque de moyens, il faut courber la tête.
Certaines se délectent du miel, et d'autres n'ont que les piqûres des abeilles.
Quand le berger veut, il parvient à tirer du petit lait d'un bouc.
Il n'y a pas plus malin que le renard, et pourtant les marchés regorgent de sa peau.
Tous ceux qui ne sont pas à la guerre sont des lions.
Si la maîtresse casse, c'est un accident ; si la servante casse, c'est une faute.
La bouche n'est pas un trou de mur qu'on puisse fermer avec de la boue.
Quand la maison est pleine de coqs, le matin est tardif.
Ils se sont rendus à la maison du mort, mais chacun a pleuré sur ses propres morts.
En taillant ses poils, un chien ne devient pas lévrier.
Le voleur qui n'est pas démasqué est un roi.
Le hérisson frotte sa tête contre ses piquants, et les trouve mous.
Donne le lait de l'automne à ceux qui te sont chers.
L'homme patient est le roi de l'Egypte.
La main lave la main, et ensuite les deux mains lavent le visage.
Le renard bavard se laisse toujours prendre au piège.
Si la nuit devient noire, fais-toi plus noir encore.
Quand l'homme se fait loup, le loup n'ose pas s'attaquer à lui.
Le bruit de la grosse caisse est agréable de loin.
Un estomac rassasié ne soupçonne pas la faim.
Il ne voit pas la charrue qui est dans son pré, mais il voit l'épingle dans le pré du voisin.
Je te dis que c'est un mâle, et tu me conseilles de le traire ?
Quand la langue ne peut pas se taire, l'âme ne connaît pas le repos.
Avec un bon cheval, le fouet est inutile.
Le cheval court, et c'est le cavalier qui se glorifie.
Quand les chauves meurent, les regrets en font des têtes bouclées.
Si tu as du temps à perdre, tu peux t'amuser à être témoin.
Si tu es riche, tu peux te permettre d'être garant dans une affaire.
Ne t'endors pas dans l'ombre du renard, laisse-toi plutôt dévorer par le lion.
Oublie ta bonne action, Dieu, lui, s'en souviendra.
Le mouton et le loup peuvent finir par s'entendre.
La guerre est préférable à l'oisiveté.
Aie confiance en ta patte, ô lion, car le saint cheikh ne viendra pas te secourir.
Le chat, ne pouvant s'emparer du rôti, décréta : Pour honorer mon père, je ne mangerai pas.
Qui creuse un fossé pour son ami y tombe.
L'été est le père des pauvres.
Qui grandit trop vite périra plus vite.
L'homme intelligent arrive à faire sortir le pain de la pierre.
Quand on a de la chance on peut bien semer du sel, il pousse en herbe.
Avec de la patience, le raisin finit par devenir sucré.
Si tu piques, sois au moins une abeille industrieuse.
Vous donnez votre suc, dit l'abeille aux fleurs, mais c'est moi qui fabrique le miel.
Quand on conseille au loup de marcher devant les moutons, il objecte qu'il a mal aux pieds.
Personne ne dit : Mon petit lait est aigre.
Soyez braves : on ne meurt qu'une seule fois.
La peur est le tombeau du loup.
Toute chose se casse en devenant trop mince ; l'homme se brise en devenant fort.
La caverne du lion n'est jamais dépourvue d'os.
Les petits du serpent sont toujours des serpents.
Le renard n'a pas faim : le raisin est vert.
Acheter trop bon marché, c'est mettre de l'eau dans une outre percée.
Les pieds portent le fardeau d'une cervelle vide.
Esprit léger, lourd fardeau.
La poule a voulu se faire aussi grosse que l'oie, elle en a éclaté !
Ne glorifie pas celui qui est sans mérite, et ne fabrique pas une selle d'âne avec de la soie.
Si l'on accepte une complaisance, il faut déposer son poignard.
Ce n'est pas en prononçant le mot Douceur que la langue devient douce.
On peut présager une nuit noire à la couleur du crépuscule.
Le frère est le frère, mais les affaires sont les affaires.
Qui aime la rose aime l'épine.
La rose n'est jamais sans épine.
Les souris ont tenu conseil, et elles ont décidé d'accrocher une sonnette au cou du chat.
La peau du bétail est le fardeau de l'âne.
Quand le grand devient pont, garde-toi de passer sur lui.
Si tu reçois un roseau, donne un cheval en échange.
Sois serviable envers les vieux : quand tu le seras, à ton tour, on te servira.
Le retardataire doit se contenter de ce qui lui est offert par son hôte.
Quand deux hôtes se querellent, celui qui les reçoit a grand peine à les supporter.
L'hôte est un envoyé de Dieu.
La femme est une forteresse, l'homme est son prisonnier.
Ne t'inquiète pas de la femme que tu vas prendre, mais connais bien sa famille.
Les châteaux construits par l'argent se détruisent ; les châteaux construits par les fils restent debout.
L'homme qui possède deux femmes est un portier.
La femme est la colombe de la maison.
Mange peu, mais mange souvent.
Quand le chat n'est pas à la maison, la souris est le chef du logis.
Damas est en sucre, mais la patrie est plus douce.
Les héros reviennent couverts de gloire ; les masses reviennent chargées de richesses.
Il vaut mieux être mâle un seul jour que femelle dix jours de suite.
Le mouton ne pense qu'au couteau ; le boucher ne pense qu'à la viande.
Avec un âne, tu possèdes un fils ; avec un gendre, tu ne possèdes qu'un âne.
Si le pieu ne s'enfonce pas dans le sol, prends un marteau.
Chaque prophète a prié pour son âme.
La mort est notre hôte.
Le bélier est pour le couteau.
Mille amis, c'est peu ; un ennemi, c'est trop.
Ce n'est pas avec des Si qu'on attrape la rose des tresses blondes.
Si Dieu est ton ami, peu importe que ton sabre soit de bois.