Ambroise Rendu.
Sa biographie :

Les 50 citations de Ambroise Rendu :
L'homme de bien n'est pas celui qui ne fait pas le mal, mais celui qui ne veut pas le faire.
Il n'est rien que ne surmonte un travail opiniâtre, une attention sérieuse, un zèle soutenu.
Si le serment vous est demandé, vous le prêterez légitimement pour deux causes : ou pour vous délivrer d'une accusation honteuse, ou pour tirer vos amis de péril ; mais dans une question d'argent, eussiez-vous la vérité pour vous, n'attestez point la Divinité.
Souvenons-nous que nous devons la justice à tous, et même aux derniers des hommes. Les derniers des hommes, ce sont les esclaves : nous leur devons, comme à tous les mercenaires, le juste salaire de leur travail.
Que la foule des ingrats ne ralentisse pas votre zèle à faire du bien, de même que le sacrilège et l'ingratitude n'empêchent pas Dieu de continuer les effusions de sa bonté ; suivons ce guide immortel, autant que le comporte l'infirmité humaine. Continuons à répandre des bienfaits, lors même qu'il n'y a aucun espoir de trouver des cœurs reconnaissants. Ne vous relâchez point, achevez votre œuvre, remplissez tout entier votre rôle d'homme de bien : aidez les uns de votre fortune, les autres de votre constance, celui-ci de votre crédit, celui-là de vos conseils, d'autres enfin de vos instructions.
Un étranger arrive dans la ville où nous habitons et il doit repartir aussitôt : nous l'assistons dans sa détresse ; puis il part sachant à peine qui l'a secouru, et, ne devant plus jamais revenir parmi nous, il nous délègue pour débiteur Dieu même, qu'il prie d'acquitter sa reconnaissance : nous goûtons, en attendant, le plaisir d'un service pur de tout intérêt.
Donner vite, c'est donner deux fois.
La bonté dans les riches et les puissants est comme un asile universel.
Un ami est une chose rare, qui manque là surtout où elle semble abonder. Ce ne sont point des amis, ceux qui viennent en foule assiéger la porte des rois et des grands. Les palais riches sont pleins d'hommes, vides d'amis.
De toutes les choses humaines, l'amitié est la seule dont l'utilité soit universellement reconnue. Les richesses sont méprisées par ceux qui se plaisent à une vie simple et frugale ; les honneurs, si passionnément recherchés par la plupart des hommes, sont dédaignés par d'autres comme ce qu'il y a de plus frivole ; et il en est de même de tout le reste, les uns foulent aux pieds ce que les autres admirent ; mais sur l'amitié, tous sont d'accord : La vie n'est rien sans l'amitié.
L'amitié n'est possible qu'entre des hommes vertueux. La vertu contient naturellement et engendre l'amitié ; l'amitié ne peut exister sans la vertu : oui, c'est la vertu, la seule vertu, qui fait et qui conserve les amitiés. Nous voyons quelquefois les méchants désirer les mêmes choses, haïr les mêmes choses, craindre les mêmes choses ; mais ce qui s'appelle amitié parmi les bons, est faction parmi les méchants.
Montrez-vous, à l'égard de vos parents, tel que vous souhaiteriez que vos enfants fussent envers vous.
Nous devons aimer d'un amour bien tendre ceux qui nous ont donné la vie.
Qui méprise la gloire aura la vraie gloire.
La justice est la maîtresse et la reine de toutes les vertus, elle brille d'un admirable éclat ; c'est d'elle que les hommes de bien tirent leur véritable nom.
Si vous désirez une bonne renommée, apprenez à bien dire et à bien faire, c'est ainsi qu'on y arrive.
La mauvaise conscience, même dans la solitude, est inquiète et agitée ; la bonne conscience appelle tous les regards. Si vos actions sont honnêtes, qu'elles soient connues de tous ; si elles sont honteuses, que vous importe que personne ne les connaisse, puisque vous les connaissez ? Oh ! que vous êtes à plaindre si vous méprisez ce témoin-là !
J'estime par-dessus tout le bien qui se fait sans ostentation et sans témoins.
Gémir est permis à un homme ; se lamenter n'est pas permis, même à une femme.
L'important n'est pas de vivre longtemps, mais de bien vivre.
Ce qui est bon, ce n'est pas de vivre, c'est de bien vivre. Ne nous inquiétons pas si nous vivrons longtemps, mais faisons en sorte de vivre pleinement notre vie, de vivre bien.
La plupart des hommes se plaignent de la nature qui a resserré la vie dans de si étroites limites. Mais loin d'être pauvres de temps, nous en sommes prodigues ; nous ne l'employons pas en choses vraiment utiles, nous le laissons s'écouler dans le luxe et l'indolence. De même que de grands trésors se dissipent en un moment, dès qu'ils tombent en partage à un mauvais maître, tandis que des biens modiques suffisent et s'accroissent entre les mains d'un homme sage, ainsi la vie : elle est longue si vous savez en user ; et ceux-là seuls savent en user, qui cultivent la sagesse.
Un peu plus tôt, un peu plus tard, nous nous hâtons vers notre commune demeure : nous y courons tous ; la mort nous y appelle tous sous ses dures lois.
La mort est nécessaire, ne la craignons pas ; l'heure est incertaine, attendons-la à tout instant.
Toute la vie n'est que la route vers la mort.