Marie-Henri Beyle, dit Stendhal.
Sa biographie :

Les 54 citations de Stendhal :
L'esprit et le génie perdent vingt-cinq pour cent de leur valeur en débarquant en Angleterre.
Ce que j'aime du voyage, c'est l'étonnement du retour.
La vocation, c'est le bonheur d'avoir pour métier sa passion.
La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l'âme chercher le chagrin qui nous dévore.
Rien ne m'ennuie comme le compliment.
Une langue bien faite soutient le génie.
Le succès flatteur est de conquérir et non de conserver.
La chance s'attrape par les cheveux, mais elle est chauve.
Le premier amour d'un jeune homme qui entre dans le monde est ordinairement un amour ambitieux. Il se déclare rarement pour une jeune fille douce, aimable, innocente. Comment trembler, adorer, se sentir en présence d'une divinité ? Un adolescent a besoin d'aimer un être dont les qualités l'élèvent à ses propres yeux. C'est au déclin de la vie qu'on en revient réellement à aimer le simple et l'innocent, désespérant du sublime. Entre les deux se place l'amour véritable qui ne pense à rien qu'à soi-même.
Un fils est un créancier donné par la nature.
La vieillesse n'est autre chose que la privation de folie, l'absence d'illusions et de passions.
Une femme appartient de droit à l'homme qui l'aime et qu'elle aime plus que la vie.
Plus il entre de plaisir physique dans la base d'un amour, plus il est sujet à l'infidélité.
Se réconcilier avec une maîtresse adorée qui vous a fait une infidélité, c'est se donner à défaire à coups de poignard une cristallisation sans cesse renaissante. Il faut que l'amour meure, et votre cœur sentira avec d'affreux déchirements tous les pas de son agonie. C'est une des combinaisons les plus malheureuses de cette passion et de la vie : il faudrait avoir la force de ne se réconcilier que comme ami.
Le regard est la grande arme de la coquetterie vertueuse.
L'influence de mes contemporains l'emporte, dit-il tout haut et avec un rire amer. Parlant seul avec moi-même, à deux pas de la mort, je suis encore hypocrite... Ô dix-neuvième siècle !
Pourvu qu'on ne plaisantât ni de Dieu, ni des prêtres, ni du roi, ni des gens en place, ni des artistes protégés par la cour, ni de tout ce qui est établi ; pourvu qu'on ne dît du bien ni de Béranger, ni des journaux de l'opposition, ni de Voltaire, ni de Rousseau, ni de tout ce qui se permet un peu de franc-parler ; pourvu surtout qu'on ne parlât jamais politique, on pouvait librement raisonner de tout.
Si je trouve le Dieu des chrétiens, je suis perdu : c'est un despote, et, comme tel, il est rempli d'idées de vengeance ; sa Bible ne parle que de punitions atroces : Je ne l'ai jamais aimé, je n'ai même jamais voulu croire qu'on l'aimât sincèrement.
Une mouche éphémère naît à neuf heures du matin dans les grands jours d'été, pour mourir à cinq heures du soir ; comment comprendrait-elle le mot nuit ?
Les gens qu'on honore ne sont que des fripons qui ont eu le bonheur de n'être pas pris en flagrant délit.
La politique au milieu des intérêts d'imagination, c'est un coup de pistolet au milieu d'un concert !
L'air triste ne peut être de bon ton ; c'est l'air ennuyé qu'il faut.
Grand Dieu ! Pourquoi suis-je moi ?
L'amour, cette passion si visionnaire, exige dans son langage une exactitude mathématique.
Le premier instrument du génie d'un peuple, c'est sa langue.